28 février 2010

Césars, mon œil.

Vue, la toujours très (trop?) loooonnngue soirée des Césars. L'annuelle fête de famille du cinéma français, la remise des prix de fin d’année pelliculaire et il y a certaines choses que je n’arrive toujours pas à m’expliquer:

Comment se fait-il que, parmi ce parterre brillant d’intelligences débridées, de créativités folles, de talents incroyables, très peu, se risquent à réfléchir à d’autres formules que cette nomination puis désignation qui "n’a pas de bon sens" comme diraient nos cousins québécois! Mais aucun bon sens, vraiment! Surtout dans une sphère artistique.

Déjà que dans le domaine maraîcher, ça n'en a guère... Prenons un panier: Dedans, mettons une aubergine, un poireau, une carotte, un fenouil et une pomme de terre (On peut faire la même chose avec des fruits, ça marche aussi), ensuite, demandons quel est le meilleur légume ou le meilleur fruit? Puis, celui qui a la plus jolie peau, les plus beaux pépins, la plus belle texture, la plus belle forme etc… Comment choisir entre un poireau et une aubergine, entre une banane et une clémentine? Comment peut-on dire que la poire est meilleure que le céleri? Ça n’a aucun sens.

Hé bien voilà ce qui s’est encore passé hier soir et tout le monde a fait comme si tout cela était cohérent.

Pire: quand la banane rafle tous les prix, le kiwi peut légitimement faire la gueule…

Le Prophète est un grand film, mais Villa Amalia, A l’origine ou La vie moderne aussi sont des grands films chacun dans leur sensibilité, dans leur vérité, dans leur profondeur, dans leurs intentions… Tahar Rahim semble être appelé à devenir un grand acteur mais en quoi est-il meilleur que Nils Arestrup François Cluzet ou Yvan Attal?

Est-ce qu’un jour, un groupe, parmi tous ces gens brillants, intelligents, sensibles, talentueux, qui n’ont pas froid aux yeux, va se mettre au boulot pour inventer et proposer une autre formule? L’exception culturelle française, elle serait peut-être là! A-t-on besoin d’être à la remorque du cinéma américain, de singer bêtement les Oscars, d’entrer dans le jeu de la compétition à outrance? Peut-on comparer, jauger, soupeser, évaluer, classer A l’origine et Le père de mes enfants?

Qu'est ce que c'est que cette conception d'une fête qui ferait plus de mécontents que de gens heureux? Il me semble qu'Art et compétition sont deux mots qui n'ont rien à faire ensemble. Ils sont à l'opposé l'un de l'autre, ils véhiculent des idées, des concepts et des valeurs absolument contraires. Va-t-il y avoir un jour une bande qui s'y colle?

Une fête, oui, mettons, mais il faut y convoquer les films et les rôles.

Ah, peut-être en profitera-t-elle, cette brillante équipe, pour trouver une combine qui fasse que dans cette fête de famille on ne laisse pas les cousins à la porte, que cette fiesta ne soit pas un gentillet entre soi, un poil excluant et qu’on trouve le moyen d’associer ceux qui, à leur manière, font le cinéma c’est à dire les gens qui vont dans les salles, s’assoient dans le noir et paient leurs places…

Ce que j’en dis, c’est juste pour dire…

Menerbes 3


Une vue de Ménèrbes... César (stupide) de la plus jolie vue du Lubéron...

24 février 2010

JOURNAL. Extraits…

Dim. 1er mai 23h10.

Rien.

Lun. 2 Mai 22h 50 (environ).

Voilà huit jours que l’autre est silencieux ! Que peut-il bien faire? Je n’ai rien, moi, mais rien du tout ! Qu’est ce qu’il croit, lui ? Je ne peux tout de même pas allumer de feu sans briquet, Bon Sang ! Un coup de fil, rien qu’un petit coup de fil la semaine dernière et depuis, le silence. Et débrouille toi avec ça, mon frère ! Il ne me reste plus qu’à attendre, et puisque je n’ai que ça à faire, je vais. 23h, une bière et je me couche. Il fait une douce tiédeur. A côté, Françoise dort comme une marmotte anesthésiée. L’Antoine aussi. Demain, gros morceau : L’enterrement à dix heures du fils De Beaumont. Il devrait y avoir de beaux costumes, le gratin de la ville y sera à coup sûr. Une moitié parce qu’elle est ravie, l’autre obligée. Ca ne laisse plus trop de place pour les éplorés. A part quelques filles. Celui là c’était une petite crapule, bien né, mal élevé. Un sournois de première, tout pour déplaire excepté sa bouille de fripouille. Prix d’excellence de la veulerie et, comme personne, jamais, ne lui a tapé sur les doigts... Il faut dire qu’il en avait dans toutes les combines de la ville. Avec le nom qu’il portait, on a jamais osé lui demander des comptes. Et il est mort ! Crise cardiaque à trente deux ans. Tennis, jogging, l’affaire de Papa et boites de nuits... Le toubib qui a délivré le permis d’inhumer ne devrait pas avoir faim cet hiver. Personne n’y croit mais tout le monde la boucle. Tout est toujours bien rangé. En vrai, je me moque un peu de tout ce cirque. C’est Francis qui écrira l’article sur les obsèques éplorées.

J’irai en doublon, je n’ai pas assez le sens des métaphores parait-il... Me manque sans doute ce qu'on nomme la nuance... Trois ans que je suis dans ce canard et trois ans que je m’appuie les fermetures de chasse ou les chats écrasés. Hé oui, on n’écrase pas les chiens, par ici. La chasse sans doute! Bon Sang, Si l’autre pouvait me rappeler. Un peu qu’il m’intéresse le Chavanon. Une fortune d’on ne sait où, du fric pas très propre, des engagements politiques à géométries variables, quelques affaires brumeuses. Un indien Chavanon, intouchable et jamais touché, ni par rien, ni par personne. Ceux qui ont essayé s’en souviennent encore... Bon je filoli. Grande fatigue, d’un coup.

Mardi 3 Mai 23h30.

« PLEURS SUR LA VILLE » Tout Francis est dans ce titre. Il l’aura sa piscine, lui... Il n’a peur de rien, lui. D’autant que des larmes, il n’y en avait pas des litres. En revanche, pour le cinéma, ça allait, merci ! A y regarder d’un peu plus près, il en a bien rajouté le Francis. Il n’écrit pas avec une machine mais avec une brosse à reluire et bien dans le sens des poils, en plus ! Le Chavanon avait l’air serein, pas vraiment triste, enfin la gueule de circonstances. Il faut dire qu’il savait faire. Un pro des chrysanthèmes. Il en a enterré du monde, il en a déposé des gerbes, il en a ranimé des flammes, il en a prononcé des éloges, depuis le temps. Alors comme s’il connaissait tout cela par cœur, il était parti avant la fin de la cérémonie, la mine fermée sur une douleur muette... Sa grosse berline grise de député l’attendait à la sortie du cimetière, une cocarde large comme un soleil tricolore bien en évidence sur le pare-brise et dedans un chauffeur sans casquette. Un démocrate, le Chavanon. Le midi, repas avec Francis. Après avoir tenté de noyer quelques ablettes, causant comme une carpe au milieu du dos de cabillaud il me dit :"Tiens, je viens de m’acheter une baraque à la campagne..." J’ai pensé même la maison autour de la piscine... Il a cru bon d’ajouter : "Ça m’emmerde, j’aime pas la campagne!". "T’es pas obligé d’ouvrir les fenêtres !" Ça ne l’a pas fait rire, moi non plus, je n’ai pas aimé qu’il me prenne pour une brouette de truffes. Il a eu un rendez vous soudain quand je lui ai demandé comment il avait fait pour le fric. J’aurais aimé entendre le mensonge qu’il m’aurait servi... Passé l’après midi au journal à plaisanter avec Betty. Rien de bien folichon lichon.

Mercredi 4 Mai 2h10.

Ça y est, nous y sommes, on nage en plein polar ! Un coup de fil qui déchire la nuit. La voix de l’autre jour, un rendez vous dans une maison forestière. Pour trois heures... S’il croit que je vais sortir maintenant, il se fourre le combiné dans l’œil. La nuit, moa, je dors.

Mercredi 4 Mai 3h30.

Deuxième coup de fil...

Il est beau, lui, il me réveille deux fois dans la même nuit... Une pour un rendez vous étrange, l’autre pour m’engueuler de n’être pas venu... Il me propose un autre RV dans la matinée, à Dix heures au parking Saint Thomas. Il veut me voir à la Saint Thomas, un comique? Dix heures c’est déjà plus catholique comme heure. C’est ma dernière chance a-t-il dit. Cette fois, je vais y aller. Mais avec ces appels, il m’a fichu ma nuit en l’air, ce con. Je me suis fait un café que je bois sur la terrasse. Le lever du jour va être somptueux, la dépression qui nous est passée sur la tête fait place à un ciel de traîne de toute beauté. Les rossignols s’en donnent à cœur joie et, la température, malgré l’heure tournicote autour de chaud. L’Est commence à s’embraser comme un tapis de braises qui enfle. J’ai repris un café pour fêter ça. Ces heures sont les plus belles parce qu’elles sont incertaines. Plus la nuit et pas encore le jour. Une lutte dans laquelle je me perds quelques instants. Il y a dans l’air carmin une brise légère qui m’époussette le corps. Je me sens bien en accord avec ce matin magique. Pas le sens de la métaphore ? Merde, que leur faut-il ? Des eaux fortes?

Mercredi 4 Mai 8h25.

C’est une odeur de café qui m’a réveillé. Ah non, pour être précis, c’est la voix de Françoise : « Ben qu’est ce que tu fous ? Tu dors à poil sur la terrasse, toi, maintenant ? T’es pas net, vraiment pas net ! Il est pas net ce gars là ». Elle a pris le Ciel à témoin et quand elle fait ça, elle est vraiment en colère. Françoise chérie... Bon je m’habille et je passe au journal avant le rendez-vous. J’hésite à en parler à quelqu’un. Pile j’en parle, face je me tais. La pièce tourne deux ou trois fois en l’air. Face. Je crois que cela vaut mieux comme ça. A qui le dire ?

A ce soir, Machine.

Mercredi 4 mai 21h et des broutilles.

Bon sang cette télé quel envahissement, je n’arrive pas à écrire. Pas moyen de se concentrer. Attendre que le calme revienne.

Mercredi 4 Mai 0h30. Non, jeudi 5 Mai.

Je me retrouve avec quoi, moi ? La photocopie d’une lettre de Chavanon adressée à Charles de Beaumont. Et voilà le travail ! Et le cirque pour l’avoir cette lettre. Arrivée dans le parking vers neuf heures trente. Je me suis baladé à pieds dans les étages, l’impression de visiter l’intérieur d’un escargot. Quand je suis remonté, le téléphone a sonné dans la cabine du gardien. Le type qui était là, de garde m’a dévisagé comme si j’étais Mona Lisa en personne, puis il m’a fait signe. Un peu étonné, la trouille aussi. L’ambiance du parking ? Une idée d’abri antiatomique... On va s’emmerder ferme quand éclatera la quatrième guerre mondiale. Je me suis montré du doigt. C’était débile, il n’y avait que nous deux dans les parages. L’autre a haussé les épaules à s’en décrocher la tête et m’a fait oui de la bouche mais sans le son. Il a tordu ses lèvres pour me faire comprendre qu’il me prenait pour un abruti. Ca j’ai compris. Je ne devais pas trop avoir l’air Armée des Zombres parce qu’il est sorti de sa cage en beuglant, peu affable : « Ben ouais, toi, mon pote ! Suis pas standardiste moi ! J’passe pas mon temps à m’faire appeler dans les parkings, moi, j’ai autre chose à faire, moi. »

« Moi non plus" J’ai dit connement, "Moi !" Je me suis avancé vers le gars, il m’a balancé le combiné d’un geste hostile. J’ai tendu les mains mais je l’ai loupé. Il a décrit dans l’air une gracieuse courbe et le plastique noir a volé en éclats contre la porte de la cabine comme une bouteille de champagne sur la coque d’un navire. Il ne restait plus qu’un cercle de métal qui pendouillait mollement au bout du fil. Un yoyo immobile. Au bout du fil une voix hurlait :

« Vous êtes là ? Allo ? Y a quelqu’un ? » Je me suis agenouillé à même le sol et j’ai collé mon oreille contre le truc qui braillait. Je me suis mis à crier aussi. « On se calme, je suis là, qui êtes vous ? J’écoute » Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de la situation ! Un type, moi, à genoux dans un parking désert, hurlant à tue tête à un téléphone dézingué : « On se calme ! » Quelle fatigue... La voix a repris : « Onze heures Café du nord » Et ça a raccroché. Et l’autre derrière : « Et mon téléphone, qui va me le payer mon téléphone ? » J’ai sorti un billet de ma poche et je l’ai tendu au gardien : « Merci, c’était parfait, vous avez été très bien ! Je reviendrais! » Et je me suis tiré en vitesse avant qu’il reparte à s’énerver. Il commençait à m’exciter l’autre avec son jeu de pistes. J’ai perdu l’âme scoute depuis bien longtemps et je n’aime pas trop quand ça se complique. Le café du nord, un bar gris, presque vide, triste à boire, au sol épaissi de sciure sale. Quelques vieilles éponges éclusaient la mort à grandes rasades de rouges mauvais, de blancs ternes, perchés sur de hauts tabourets comme des vautours déplumés. Assis à une table j’ai commandé un vichy orgeat en réaction. Le patron m’a jeté un œil comme si j’étais d’une espèce inconnue. Dès qu’il a rejoint son comptoir, le téléphone a sonné. Je me suis levé et j’ai dit que c’était pour moi. On s’habitue, à force. J’ai pris l’appareil et j’ai gueulé avant que l’autre ne l’ouvre: « C’est pas bientôt fini de me promener dans toute la ville ? On n’est pas au ciné, merde ! Vous voulez quoi ? » La voix a laissé passer l’orage et calmement : "Poste centrale, il y a une lettre pour vous. Arrêtez de pleurer et faites votre boulot, journaliste minable!"

Je n’ai pas su quoi répondre, de toutes façons ça n’aurait servi à rien, elle n’était déjà plus là. J’avais juste le temps de foncer à la poste avant midi. Il y avait bien une lourde enveloppe pour moi. Je l’ai glissée sous le siège et j’ai roulé jusqu’au bord du fleuve pour la lire tranquille. Quand j’ai parcouru les premiers documents, j’étais effondré... J’avais dans les mains un pain de plastic capable de faire sauter toute la ville et même une grande partie de la région, voire un peu plus loin si je me débrouillais bien. Tout y était. Toutes les magouilles, les marchés truqués des lycées, les emplois fictifs, les versements de commissions, toutes les preuves étaient là. Des originaux, des lettres, des feuilles de comptes... Vingt cinq ans de turpitudes et de combines diverses, un catalogue d'exposition de république bananière... Mon Dieu, j’avais ça dans les mains, moi. Quelle tuile ! Un toit entier, tu veux dire. Et pourquoi moi ? La réponse était évidente. Ce n’est pas avec les fermetures de chasse qu’on se fait des amis, je n’avais donc personne à ménager. Des jours comme aujourd’hui j’aurais préféré. J’avais cette bombe sous les yeux alors que le fleuve étonnamment calme s’écoulait lascivement à mes pieds. Quelques bancs de sable se laissaient lécher langoureusement la frange par les eaux caramel qui glissaient en silence. L’ensemble était beau. Quel contraste ! Un instant j’ai pensé foutre à l’eau cette enveloppe comme pour éteindre le feu avant qu’il ne s’allume. Mais je n’ai pas pu...

Jeudi 5 Mai 22h30.

Ma bombe est planquée dans le congélateur. C’est tout ce que j’ai trouvé. Un moyen de la rendre moins brûlante ? Au journal j’ai rassemblé toute une doc sur Chavanon. Vertus publiques, vices privés. Ce type à l’air propre comme un couloir d’hôpital, mais dès que tu pousses une porte, les infections grouillent. Une culture de bouillons, la principauté de Nausocomie.

Vendredi 6 Mai 2h10.

Le temps fraîchit. Jusque là, on était dans une gentille histoire de dénonciation d’un politicien un peu en vue, là, je suis plongé dans un chaudron de mélasse. Et je nage loin des bords. Ce matin, pas de journal, je suis resté ici pour mettre en forme ce que j’avais raclé sur Chavanon et ses satellites. Françoise partie en courses après avoir déposé Antoine à l’école. J’avais deux heures de paix devant moi, juste avant un appel. Vers dix heures, une voix posée, lourde, menaçante : « Arrête de fouiller les poubelles, petit bonhomme, retourne à la chasse et reste-z-y ! »

Ce fut tout. Deux secondes après, la fenêtre du bureau éclatait. J’ai plongé sous le bureau et j’ai vu une grenade, UNE GRENADE, rouler dans la pièce. Nouvel appel : « T’as eu peur ? T’as eu tort ! Celle là est fausse. La prochaine ne le sera pas et de préférence quand tu ne seras pas seul. Tu l’aimes ton Antoine ? Alors laisse tomber ! » Vers onze heures, j’avais fini de nettoyer les débris de verre quand Françoise est revenue, j’avais tout remis dans un dossier de carton. J’étais fébrile et apeuré, je me sentais autant en sécurité qu’un poil sous un rasoir cinq lames. Je n’ai pas attendu que Françoise se débarrasse de ses paquets, je l’ai attrapée par le coude et sans la lâcher je l’ai emmenée vers la voiture. Elle ne comprenait pas, elle criait : « Mais qu’est ce qui te prends ? T’es devenu fou ? » « Crois moi, Bordel, c’est sérieux ! On fonce à l’école chercher Antoine et on pars se planquer quelques jours! » Parce que j’ai juré, elle a du croire que c’était vraiment sérieux. Quand il m’a vu débarquer dans la classe, il a eu l’air ravi, Antoine. Surtout que je n’ai pas pris le temps de m’expliquer avec l’instit, vis à vis des copains ça en impose. On a roulé sans arrêt jusqu’ici. Je ne sais pas si on a été suivi. En fait, ils ne doivent pas avoir besoin de ça, ils doivent connaître cet endroit mais je ne savais pas où aller. La seule façon de m’en sortir c’était d'écrire dare dare cet article et de m’en faire un bouclier en le faisant paraître dans un national. Je ne voyais que ça pour me protéger de cette bande de fous furieux. J’avais quelques heures devant moi...

Le lendemain, Laurent, après une nuit très agitée, s’est levé à l’aube. Il s’est fait un café sans bruit. Il avait tout raconté à Françoise presque morte déjà, d’angoisse. De la cuisine, il pouvait voir la masse sombre du Mont Saint Michel s’imposer au centre de la baie. Le spectacle l’apaisait un peu. La peur broyante qui l’avait saisi hier à l’estomac relâchait son étreinte. Après avoir bu sa bassine de café, il s’est couvert, il a ramassé tout le dossier Chavanon, il avait besoin de le sentir là, avec lui. Avant de partir, il a jeté un œil sur Françoise et Antoine venu dormir avec eux, sans doute contaminé par la peur qui les avait saisis. Ils les a regardé un long moment endormis l’un autour de l’autre. Puis, il est sorti. Il se mettrait au travail en rentrant, il avait besoin de se rassembler. La plage était à quelques mètres de la maison que son beau père avait acheté à la naissance d’Antoine. Des grappes de mouettes se fendaient le bec en se soulevant sur son passage pour se reposer juste après. Un grand jour, ça allait être un grand jour à condition d’en voir le bout. Le sable était dégagé loin devant lui. Il se mit à marcher vers ce qui serait le large. Il tenait le dossier complet contre sa poitrine. Il y avait une bonne partie de son avenir dans ces feuilles, et le risque pour Françoise et Antoine, aussi. C’est tout ça que ressentait Laurent et il tremblait. Malgré le danger réel, cet article à écrire était sa première vraie chance. Il ne lui manquait que le titre. D’un coup, il trouva. Il voulut faire demi-tour et rentrer pour s’y mettre. Il ne put bouger, ses bottes enfoncées dans le sable. Il tira de toutes ses forces mais, seul, son pied droit vint, nu. Déséquilibré, il le reposa. Il s’engloutit, aussitôt. La plage aspirait ses genoux, elle montait à lui, lentement. Fiévreusement, il sortit de son caban un stylo et du dossier une feuille blanche. Il se mit à écrire alors que le sable lui enserrait déjà le bassin. Il faut que je me dépêche, pensa-t-il en souriant. C'est haut les mains qu'il a continué d'écrire alors que le sable lui parvenait au menton...

On ne retrouva rien de lui. Les flics, sans comprendre pourquoi, ont pensé que c’était lui qui avait foutu le feu à sa baraque. Dépression profonde, ont-ils conclu... Profonde, tu parles...

Du cœur noirci des cendres fumantes, on a extrait les restes calcinés de deux corps encore enlacés...

Stes M 017

20 février 2010

Que la honte m’empourpre…

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Dès que je vois Paris dans un titre de film, je vais le voir, le film… Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça! L’idée qu’on va peut-être m'y donner des nouvelles de chez moi, qu'on va me dire comment va la ville, comment elle se débrouille sans ma présence… Et, certainement que j'espère en apercevoir, en loucedé, quelques images: un bout de ciel, une avenue, un quartier, une place, un marché… Je n’avais rien lu, rien entendu, à propos de ce film, j’ai juste vu Paris dans le titre...

Première surprise, ce n’est pas sous titré. J’en fais la remarque à l’entrée, on me répond en souriant: “Pour celui-là, il n’y a pas besoin de sous titres…” Ah! Bon mais quand même, Travolta ne parle pas français que je sache… Il aura appris avec son séjour à Haïti, j’ai pensé… (Riez de ma naïveté, riez en bien!) L'avez vous vu, quelques jours après la tragédie, arriver à Port au Prince, en pape de la scientologie au guidon de son boeing perso, claffis de sacs de riz et de bouquins de l’autre dingo d’Hubbard, non? La dianétique contre les répliques! Je vous plains si vous avez loupé ça...

Bon, je m’assois. Projection privée, j’étais seul dans la salle. Le nombre ne fait pas qualité, mais là... Le noir. Je lis Besson au scénario. Non, pas celui là. Besson, Luc. Celui du Grand Bleu, de Jeanne d’Arc, de Nikita, du Cinquième élément, Besson l’Howard Hugues frenchy… Un des grands films qu’il ait fait, c’est Pierre Jolivet qui l’a réalisé: Le dernier combat… Avec le regretté Jean Bouise et le Jean Réno du début. Tourné avec deux bouts de ficelles et trois francs six sous... Comme quoi, le manque de moyens n'est pas forcément nuisible à la qualité... Cherchez le, il existe en DVD, une perle.

Dans celui là, un des deux personnages principaux est joué par Jonathan Rhys Meyers qui a autant de charme qu'une boite de vitesse et, au dessus de sa bouche, cette chose avec laquelle il émet des sons ou fait quelques grimaces bizarres, une moustache ridicule à la Clark Gable… Un Gable de chez Leader Price... Ce gars là doit posséder deux expressions: l’'incompréhension et... l'incompréhension. Pour le reste…

Après le noir, s’en sont suivis, pendant une heure trente trois minutes, des successions d’inepties dans l’histoire, de cascades molles, d’humour déglingo, d’explosions calamiteuses, de voitures cassées, à part les Audi, qui elles ne cassent pas... comprenne qui pourra, de bêtises sans nom, de raccourcis douteux, d'amalgames fétides qui laissent à penser qu'à ces égards, le scénario aurait pu être écrit par Besson, l'autre...

Une heure trente trois minutes…Pour les œufs coques c'est long, pour la daube, c'est court... Dis Luc chéri, le scénario tu l’as écrit un soir de mauvais soir? On peut jeter, tu sais… Les poubelles sont pleines de mauvais films… Aucune loi n’oblige à tout tourner…

Une heure trente trois minutes... Sans doute le temps nécessaire à la "frappe" du scénario... Du mal à écrire "écriture"...

En sortant, à la nuit désormais tombée, la triple honte de s'être fait berner, d'avoir gaspillé le prix du ticket ET perdu une heure trente trois de vie.

Et s'il vous plait n'allez pas le voir pour vérifier que je n'ai pas dit trop de bêtise, attendez la sortie sur canal machin!


Sinon, pour rêver vraiment, et vous évader de la médiocrité, je vous recommande de double cliquer sur le titre de la note... frissons assurés...

17 février 2010

Légende z…

Détails Bretagne
Autres-1
Collage portes-1
Sans fin, rêver sans fin, d’un monde sans fin…

Légende y…

Santorin bleu
L’île de Santorin c’est bien en Grèce, non? Alors quels poux absents me chercher dans quels cheveux… absents?
Ce n’est pas parce qu’on approche de la fin qu’on doit devenir d’une exigence folle.
Au contraire, on peut se permettre un relâchement paisible. Ce n’est pas si grave. Je me demande si, l'heure venue, je ne m'allumerais pas une cigarette...
A part la mort, rien n’est irréversible.
Relativisons... juste.

Légende x…

Plage Hossegor
Parce que c’est une plage où certains se baignent nus… Et qu’elle fait deux cent kilomètres de long…
Parce que c’est une envie scérale d’enfin l’hiver fini…
Parce que c’est un souvenir d’une douceur... enviable…
Parce que c’est la musique sans cesse recommencée de vaguelettes entêtées venant blanchir l’humide d’un sable caramel…
Parce que c’est la mémoire de longues balades, les pieds nus derrière la course de tout un chien joyeux…
Parce que mille autres qui m’appartiennent et existent tant que… je m’en souviens...

Légende w…

Ombre grille
V comme: Vu "A serious man"… Vertige de virtuosité visuelle et d'humour... Deux réalisateurs pour une grande œuvre. On est jamais assez de deux.
Vu: mon appareil photo tomber (faire un vol? se viander, se vautrer?) par terre et l’écran arrière se briser en viles miettes (ne pas parler du fabuleux juron en v qui a suivi… qui a soulagé mais pas réparé…).
Vu: un Galouzeau de V. une charlotte sur la tête, les pieds dans des bottes et du purin, un cochonnet dans les bras s’émerveiller du fait que des gens vivent en dehors de LA ville… Mais de quelle Vénus débarque-t-il ce V. là? Une vacherie pour qui, au fait?
Vu le soleil, hier, une demi seconde, en passant. Sa timidité commence à friser le pathologique… Quel vénal divan en voudra?
Vu les journées de repos se recroqueviller, rapetisser, s’estomper à grande vitesse, se rabougrir, s'évider…
V comme vitesse. Vite en profiter. Vivre.
Et voilà, voilà.

Légende v…

Ciné Lido n&b_cr

V comme vu LE film des frères Coen à l’Utopia…
Comme vu mon apn tomber par terre et l’écran arrière se briser (ne pas parler du fabuleux juron en v qui a suivi… qui a soulagé  mais n’a pas réparé…).
Comme Vu un Galouzeau une charlotte sur la tête, les pieds dans le purin, s’émerveiller du fait que des gens vivent à l’extérieur de LA ville… Mais de quelle planète vient-il celui-là?
Comme vu le soleil, hier, une demi seconde, en passant. Sa timidité commence à friser le pathologique…
Comme vu les journées de repos se recroqueviller, rapetisser, s’estomper à grande vitesse…
V comme vitesse. Vite en profiter.

15 février 2010

Légende u…

Voyage au bout

Légende t…

Palais reflet

Quand, après de longs et pénibles mois d'une campagne militaire harassante ponctuée, c'est le cas de le dire, de batailles épiques, de dévastations de régions entières, de souffrances infligées et vécues, d’anéantissements de hordes de dragons déchaînés et volants, Clannagh le Valeureux, fils de Glencadough le Brave et de la douce reine Kennig, fut arrivé au pied des murailles de Lenghorst, il sut que le plus périlleux était encore à venir. Depuis trois longs hivers, depuis que, dans les nuits glaciales de Golengulett il avait entendu la voix lui ordonnant de prendre route, il savait que ce jour béni par tous les dieux de Plencadish viendrait. Il lui faudrait réduire Lenghorst en amas de pierres fumantes, pour qu'enfin son destin se réalise et que la prophétie de Gallogh s'accomplisse.
Ce soir là, sans attendre que la pleine lune monte de derrière la forêt profonde et noire encerclant Lenghorst, un immense bien être l’envahit… Demain, peu après l'aube, quand la Mère bataille s'engagerait, Clannagh quitterait, pour toujours, le monde de l'enfance...
Martin fermit son livre et le reposit, définitivement. Après avoir éteindu la lumière, il se disa à lui même qu'à trente six ans... il serait peut-être temps de lire autre chose…

Légende s…

Couchant Cap 3
Ouf! La Saint Machin, là, est enfin passée.
Tu l’as dit, ils nous ont bien bassinés avec cette affaire! Encore une fête des fleuristes, des restaurateurs et des bijoutiers et les autres appâtés par l'odeur de l'euro s'y sont mis!
Ca a dégouliné l'amour dans tous les coins de la ville! Avec la grosse armada, en plus! Rien en délicatesse tout en grosse caisse! Il fallait être aveugle et sourd pour ne pas être au courant, toute la fin de semaine, on a entendu parler que de ça, du coup tu lui as offert quoi, toi?
Un sourire… Ce n’est pas si courant, ça fait plaisir et ça coûte pas cher…
Bien joué! Et toi?
Si... J'aurais... Un couchant…

Légende r…

4 legendes
En voilà quatre pour le prix d’une… Pardon…
Si vous ne faites pas les liens, je vous dirai plus tard quand la honte m’aura quitté!

12 février 2010

Légende q…

Li maillot
Pour cette fois, et cette fois seulement, se passer de légende…ou presque!
Juste une et ce sera un proverbe africain:
C’est quand le vent souffle qu’on voit les fesses de la poule…

Légende p…

Blanc sur rouge
Rends toi bien compte, Denise: une botte de radis à ce prix là c’est comme un cadeau du ciel!
As-tu remarqué dans la vitrine ces petites ballerines Repetto rouge sang? As-tu vu à combien elles étaient vendues? Je vais y retourner et en prendre trois paires! Vu le prix, ce serait un crime de ne pas le faire…
Cette semaine je n'achète pas le Match. Tous ces pauvres gens écrasés ça va me miner le moral...
Comme ils sont mignons ces kiwis riquiquis, je vais en adopter un kilo! En veux tu Amour?
Dites-moi, Cher Monsieur le vendeur, ce parmesan? Vous le faites venir en camion blindé? C’est la Brincks qui vous livre?

11 février 2010

Légende o…

Roue gelée
Là-bas, canicule à Rio
Ici, blizzard dans le dos,
Et glace sur les roues à eaux,
Il débloque sec l'El Nino,
Qui nous brise l'échine et nous gèle les os.

10 février 2010

Légende n…

Galerie Carpentras 2

On connait la mesure des gensses du Sud, du moins dans l'emploi de la langue, des images... 
Entendus dans la rue, devant la poste de Velleron, Vaucluse:

___Pétard, il fait moins douze mille, le thermomètre il manque de zéros, il fait tellement froid que je serais pas étonné qu'on retrouve des mammouths congelés à la sortie du village…

___Vaï, c’est pas près d’arriver! Pardi, pour creuser les trous, faudra attendre Juillet… La terre elle doit être gelée jusqu'à Brise bane...

___ Mon Dieu, le vent souffle tellement fort qu'à peine tu lèves la pioche et vlaam, y te l’emporte…
Peuchère! On va en retrouver des pioches à Belsunce…

Légende m…

Boutik bleue

On y prête à peine attention tout engoncé qu’on est dans notre détestation, maintenant chronique du froid, de ce vent mal élevé, de ses bourrasques comme des caprices d’enfant pourri, de l’absence de couleurs aux arbres, aux rues, de ce gris de ciel entêtant de ces pluies qui n’en finissent plus et puis, un soir, légèrement différent des autres, un monde nouveau s’annonce: on se rend compte presque par hasard, en souriant qu’il fait ENCORE jour APRES dix huit heures…

Légende l…

Cuve orange carpentras
Ma douce, comme il se murmure qu’on ne va pas tarder à parler de ton anniversaire, je suis allé rue Vernet revoir ce sac bleu qui t’avait tant plu…
Ma jolie, ton goût est sûr. C’est un très beau sac à main d’une finition et d’un bleu magnifiques. Tu vas sourire, ma toute belle, figure toi, que ce sac est un... Balenciago… Et tu sais quoi?
Comme je ne suis pas foncièrement mauvais, je vais t’éviter le malaise vertigineux d’avoir à marcher dans les rues avec l’équivalent de deux smics négligemment pendus à ton avant bras…

09 février 2010

Légende k…

Gwad 08 128

Vois-tu, mon Robertounet d’amour, pour éplucher des patates douces, il vaut mieux avoir en mains ou en cuisine un économe qu’un… tire bouchon…

Ma très douce Maryse, tu es d’une mauvaise foi inégalable. Ne me dis pas que tu ne sais pas te servir d'un couteau…

Alors, pour le repas de ce soir, nous nous contenterons des queues grillées de ces trois petites langoustes ridicules…

Légende j…

Mur coul
Je n’ai jamais trop aimé l’emphase de Brel en scène, ce côté peignoir blanc sur l’athlète de l’émotion en nage après avoir offert ses kilomètres de tripes à son public chéri… J'ai toujours préféré la retenue, la discrétion. Je penche pour l'idée qui veut que la retenue soit plus élégante que les vociférations...
Ah moi, j’aime bien la sueur. Je ne déteste pas que de temps en temps on me secoue un peu, qu'on me houspille, qu'on me malmène, qu'on me renverse, qu'on me crie dans les oreilles…
Avec les chanteurs c'est comme avec les amours, chacun son truc.

Légende i…

Bas de boutik rose
Toi qui est si malin, sais-tu comment, dans les confins les plus reculés de l'univers et depuis vingt trois mille deux cents dix huit ans, on appelle les humains?
Non, mais je sens que tu vas me le dire.
Les TAB!

Les TAB?

Oui, les TAB: les Toujours Aussi Baltringues!
Ah oui, ça calme! Et le pire c'est qu'on ne voit aucun signe d'arrangement probable… Du moins dans les deux trois prochains siècles.

Légende h…

Boutik thé L'isle
Une horloge parlante c’est avant tout fait pour donner l’heure, mon petit vieux!
C'est ce qu'en portant sa tasse de thé brûlante à ses lèvres, sa cousine germaine, fortement excédée, lui a balancé dans les gencives.

08 février 2010

Légende g…

Verts
L’élégance féline de cet animal me laissa une fois encore sans voix. Il fallait le voir se mettre en chasse, tendu mais souple, concentré, aux aguets mais déterminé à tuer.
Un professionnel de l'assassinat, un sicaire froid, impavide.
Me venaient alors immédiatement en tête, le prix exorbitant de toutes les boites de croquettes achetées en vain et une pensée pour les familles de mulots ou de rouges gorges décimées.

07 février 2010

Légende f…

Tag
On a beau savoir par une douloureuse expérience que les plus pénibles, frondeurs, mal rangés sont, souvent, les plus malheureux, au bout d’un certain temps, le capital patience est sérieusement entamé, les réserves d’empathie se retrouvent à sec, la capacité de compréhension finit par flirter langoureusement avec le zéro.
Alors, les plus pénibles ne sont plus que… pénibles. Aussi, notre foudre ne souhaite s’engager que sur une voie: leur désintégration totale, définitive et irrémédiable.
Et cela ne va pas s’arranger, un système à fabriquer des malheureux s’est mis à tourner à plein régime… C’est d’un pénible… D'abord pour eux.
Crois-tu qu’il reste quelques biscuits dans la boite?

06 février 2010

Légende e…

Mur 75 Rue Py
C’est après avoir péniblement soufflé ses bougies que Simon nous a appris la nouvelle. Cela ne nous a pas étonné plus que ça, nous avions bien senti qu’il n’était pas dans son assiette ces derniers temps. Il avait arrêté le tartare, les plats en sauce, tout alcool (!) et ne se nourrissait plus que de filets de soles maigres en papillotes, arrosés de Badoit. Comme il faut toujours trouver un coupable, nous avions assez vite désigné la rudesse de cet hiver interminable, son veuvage durable, la proximité de sa date d’anniversaire ou bien la mort récente de son caniche nain si moche…
Mais, quand même, avec son annonce, il nous a bien rassurés et nous sommes nous dit: Entamer une analyse à soixante dix huit ans, chapeau bas !
Ainsi, il nous donnait encore une preuve éclatante de son indécrottable optimisme…

Légende d…

Palais des papes
Sache, maudit Jack H. Work que tu ne l’emporteras pas au paradis!
Toi et tes hordes de criminels assoiffés de sang, affamés de toujours plus, vous finirez dévorés par toute la flemme de l'enfer et du farniente… Il sera alors trop tard pour implorer notre pardon!
Vous périrez et nous, nous reposerons, ivres de joie, allongés, alanguis autour du brasier dansant…

05 février 2010

Légende c…

Salade vert jaune
Vois-tu Benjamin, j’ai toujours su que cette femme ne m’apporterait jamais le bonheur.
C’est évidemment pour cette seule raison que tu as fini par l'épouser?
Non, mais j’ai également appris très vite que, si un jour elle me quittait, ce qui n'a pas manqué d'arriver, cela ne me rendrait pas absolument malheureux…

04 février 2010

Légende b…

Cap Croisette 3
Et pourtant, ce n’était pas exactement ce que Marc lui reprochait. Il comprenait toute la difficulté qu’elle avait eu à croire ce qu’elle avait entrevu ce jour là.
Cependant, il lui faudra l'admettre quel qu'en soit le prix, plus rien, dans sa vie désormais dévastée, plus rien et, il faudra s'en convaincre, plus personne ne sera désormais comme avant...
Il avait levé l'encre. Point.

Légende a…

La voiture rougeSaint Urcize
Paul, ne crois pas que tout soit facile pour moi. Si tu savais de quoi ta propre mère est capable tu serais étonné!
Ne la mêle pas à nos histoires, tu veux. Elle a toujours été là quand on en a eu besoin, ce n’est pas maintenant qu’il faut penser à s’en débarrasser. Et puis, ce n’est pas une nouveauté, nous savons bien, toi et moi, et depuis longtemps qu’elle n'est capable que de TOUT.
Comme tu voudras, mais tu ne viendras pas te plaindre, je t’aurais prévenu, cet engin est beaucoup trop voyant pour une si petite ville, tu sais très bien qu'il n'est pas bon de se démarquer à ce point, si tes pneus viennent à manquer d'air tu aurais tort de chouiner...

02 février 2010

Velleron Daily Photo.

Comme tous les deux février c’est aujourd’hui le Velleron Daily Photo.
Le thème du jour est: Les couleurs dans ma ville.
Jaune et vert paris
Fev 04 012
L'orange
POM D'API
Vitrine verte et boite jaune

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