Si le temps le permet, s'installer sur la terrasse couverte de voiles blancs, après avoir fait un détour par le haut du village d’où, le couchant venu, comme en apéritif, on a une vue splendide sur la plaine du début du Lubéron…
20 mai 2010
Je serais vous…
Si le temps le permet, s'installer sur la terrasse couverte de voiles blancs, après avoir fait un détour par le haut du village d’où, le couchant venu, comme en apéritif, on a une vue splendide sur la plaine du début du Lubéron…
18 mai 2010
L'ivre divin.
17 mai 2010
Yes!
Une histoire qui s'appelle L'accident vous la trouverez c'est dans le coin français... Il y est question d'un accident, d'un écureuil, et du monde comme il va de traviole! Les trois premières phrases:
Je n'avais rien vu de l'accident. J'en avais juste perçu certains signes. A deux trois bagnoles devant la mienne, le crissement des pneus pendant le coup de frein, le tangage de la voiture sous l'effet du blocage des roues, la fumée sombre sur l'asphalte noirci, le choc, l'effroyable son d'un choc sur une carrosserie et l'arrêt, après une longue glissade, de la bagnole heurtée, en plein travers de la route...
14 mai 2010
Une droite dure…
Une autre, une autre, quelqu’un a chantonné. Le boxeur, direct a envoyé: “ Indien… vaut mieux que… Dieu, Tulle, l’aura.”
Malgré deux bonnes heures de tentatives de réanimation, l'équipe, en nage, a fini par recouvrir le corps d’un drap jaune de l’assistance publique sur lequel , en hommage ultime, le ponte a écrit au feutre noir la dernière phrase prononcée:
11 mai 2010
Fausses notes.
Avant... j’ai appuyé sur le bouton rouge qui envoie le son dans la cabine d’écoute, là où nous étions. J’ai mis le volume maximum de tout ce qu’il avait déjoué les semaines précédentes…
Un sourire mauve, mauvais m’est venu aux coins des lèvres et j’ai pensé, convaincu... la musique adoucit les ... meurtres… Non?
09 mai 2010
Faites des fraises…
Bien entendu, il a plu, il a fait froid et il aurait été préférable de fêter le petit salé aux lentilles, le pot au feu ou la garbure…
Un anis étoilé.
(Quelle chantilly? Sur le dessus? Si vous voulez, mais pas pour moi, je ne suis vraiment pas adepte).
Au Louvre, la pyramide de Peï, à New York le Pont de Brooklin, à Saint Tropez, la Madrague, à Diderot, la religieuse et à Velleron la fraise du géant vert…
08 mai 2010
Des monstres.
Une jeune prof, à peine débutante, réclame pour la quatrième fois, en criant, un ballon avec lequel trois gamins jouent encore et encore. Ils doivent être en sixième et n’ont donc pas plus de onze ans. Malgré les cris répétés de la prof (elle ne devrait pas hurler ainsi, elle va être aphone à vingt ans…) les gosses continuent leur jeu. De ses cris à l'autre grande, ils, comme ils disent, s’en battent leurs (petites) couilles.
Avant de sortir du gymnase j’ai entendu la jeune prof hurler après le petit démon: “Brandon, la balle, IM ME DIA TE MENT …” Immédiatement, ça l’a bien fait rire, Brandounet.
Ce qu'il faudrait peut-être embaucher pour tenter de ramener un semblant de paix dans les collèges ce ne sont ni des gendarmes, ni des surveillants, ni des bérets verts mais des pédo-psychiatres ou des... exorcistes.
06 mai 2010
Handis, capes et épées...
Bien sur, ils sont différents de nous.
D’abord, ils utilisent toute une piste pour deux tireurs seulement. Puis, ils sont debout sur leurs DEUX jambes et donc, forcément, ils ont tendance à s’en servir… Quand ils tirent, avant d'attaquer pour de vrai, ils se déplacent assez longtemps de gauche à droite et de droite à gauche avec des petits pas, des petits bonds, des sautillements en perdant un temps fou, en ne produisant pas grand-chose. Ils multiplient, ainsi les fausses attaques, les préparations d’attaque, les fausses feintes et les vraies fausses feintes. Bref, ils temporisent énormément, ils hésitent avant de se lancer bien davantage que nous.
On pourrait dire qu'ils ont un peu de mal à entrer dans le cœur du sujet, à s’affronter, qu’ils tergiversent, qu’ils ont peur. Ça, pour les attaques, on ne peut pas dire, ils les préparent. Ça, on ne peut pas leur enlever, le fer, ils le cherchent… Et parfois ils peinent à le trouver… Nous, nous entrons plus vite dans le vif du débat, nous allons plus droit au but!
C’est sans doute pour cela qu’ils ont l’air si content quand ils mettent une touche, les voilà qui bondissent sur place comme des cabris fous, les voilà qui poussent des hurlements de dingues, les voilà qui ont dans les yeux des lueurs assassines. Malgré ces petits travers, vous pouvez toujours aller les voir s'affronter, les valides, quand vous entendez parler d’une compétition d’escrime… Ce qu’ils pratiquent, eux, c’en est quand même, de l'escrime et sensiblement la même que nous. Eux aussi, s’engouffrent dans une parade mal faite, eux aussi tournent des contre de sixte à pleine vitesse, il leur arrive à eux aussi d’avoir la main forte et dure à la pression, eux aussi entrainent leurs lames dans des parades perdues. Chez leurs sabreurs on peut aussi saluer des “tierce/tête” fracassant. Ils ont des « une/deux », des « dessus/dessous ravageurs »… Chez eux aussi, certains sont teigneux, bagarreurs, de mauvaise foi, méchants, râleurs, malins, imaginatifs, inventifs, brillants, calculateurs, piètres techniciens… Chez eux aussi, certains sont doués mais n’aiment ni le travail, ni la leçon. Chez eux aussi, il y a des benêts qui prennent cinq ou six touches d'affilée avant de comprendre ce qui leur arrive… Chez eux aussi, il y a des teignes qui cherchent à tricher, blesser, humilier…
Bien sur, nous, sur les pistes nous prenons moins de place puisque nous avons, un poil obligés, supprimé tous les déplacements disons... inutiles… Bien sûr, nous, nous avons les jambes, enfin le bas couvert, enveloppé d’une cape fluide de métal argenté comme celle des chevaliers, qui sert à déterminer les surfaces non valables…
Les surfaces non-valables… Le nom si bien porté…
Mais malgré ces minuscules différences, je vous assure qu’il y a, aussi, chez les debout valides de sacrés fichus talentueux escrimeurs…
04 mai 2010
A part.
Le thème de la semaine pour les impromptus littéraires était:
La part d’ombre. J’ai écrit ça:
Ainsi, ce matin, qu’ils en soient profondément affecté pour l'un et vaguement soulagé pour l'autre, ils savaient qu'ils avaient posé leurs mains sur le début de la fin de leur histoire. Ces deux là ont tiré la leçon de leur désamour quand ils se sont aperçus, après un réveil sinistre, qu’ils ne feraient plus jamais soleil commun...
Tristes, sans doute, mais résolus, ils allaient désormais, et pour le restant de leurs jours faire… ombres à part…
PS: Vous pouvez vous amuser à écrire la ou les deux trois phrases qui précèdent celle qui débute par “ainsi”… Comme je l’ai fait pour celle qui commence par “ces deux là”… On pourrait, ensemble tirer la pelote…
Sans éclaircies…
Alors qu’aujourd’hui, une chape de sombre frais nous est tombée dessus comme l’automne dégringole sur novembre, hier, au petit matin, ensoleillé mais encore humide des vives draches velues de la veille, en musardant sur certaines petites routes, on pouvait apercevoir:
Le soir venu, le ciel s'était à nouveau couvert et du côté de la grande ville, malgré le voile gris jeté sur le bleu, si on avait l’humeur sensible, on pouvait s’émouvoir de cette petite et récente famille, nageant dans le musclé du courant, avec grandes difficultés, surtout pour les deux petites paires de palmes toutes neuves:
En somme, c’était une journée où le temps était “Variable avec éclaircies”.
Comme le titre du livre de Claude Roy, qu’on ne lit plus guère, qui m’était venu sous les yeux en cette fin de semaine, dans lequel on trouvait des bijoux du genre:
Qu’on ait dû inventer le verbe “vivoter”!
Toutes les religions ont tort, toutes les prières ont raison.
Être simple est ce qu’il y a de plus compliqué.
Écouter le bruissement des pierres et le silence du vent…
Peut-être devrait-on continuer de lire Claude Roy…
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