Quand l’aujourd’hui est raide, rance, griffe, mord et gratte,
quand les heures à perdre sont insensiblement
grises comme un samedi de pluie,
quand elles n’ont aucune juste raison valable de l’être,
quand on ne trouve aucun mur auquel s’appuyer,
quand le jour s’étire en un
vieil élastique amolli,
quand au lieu de penser à rien, on ferait mieux de penser ailleurs,
quand au lieu de penser à rien, on ferait mieux de penser ailleurs,
quand la lumière est terne
comme une étoile morte,
quand le jour s’épuise en
mille invectives épuisantes,
quand rien n’est drôle à
part l’étendue de la noirceur
s’emparant de nous, en
commençant par les cheveux.
Quand ne va rien d’autre
que… ne pas aller.
Quand on en a marre de tous ces morts et que les vivants ne sont pas mieux,
Quand on en a marre de tous ces morts et que les vivants ne sont pas mieux,
Quand le jour prochain est
un lundi, ce qui n’arrange rien,
alors, poussé par une sorte
d’élégance polie, on s’arrime en façade un sourire vaguement forcé,
comme un con un peu gentil et puis on finit par y croire.
comme un con un peu gentil et puis on finit par y croire.
Pour un temps.
Dans le ciel étonnamment
bleu, une buse argentée tournait en planant. Elle pointait sur le monde son regard acéré en se fichant pas mal de ces misérables tourments.



