06 mai 2010

Handis, capes et épées...

Bien sur, ils sont différents de nous.

D’abord, ils utilisent toute une piste pour deux tireurs seulement. Puis, ils sont debout sur leurs DEUX jambes et donc, forcément, ils ont tendance à s’en servir… Quand ils tirent, avant d'attaquer pour de vrai, ils se déplacent assez longtemps de gauche à droite et de droite à gauche avec des petits pas, des petits bonds, des sautillements en perdant un temps fou, en ne produisant pas grand-chose. Ils multiplient, ainsi les fausses attaques, les préparations d’attaque, les fausses feintes et les vraies fausses feintes. Bref, ils temporisent énormément, ils hésitent avant de se lancer bien davantage que nous.

On pourrait dire qu'ils ont un peu de mal à entrer dans le cœur du sujet, à s’affronter, qu’ils tergiversent, qu’ils ont peur. Ça, pour les attaques, on ne peut pas dire, ils les préparent. Ça, on ne peut pas leur enlever, le fer, ils le cherchent… Et parfois ils peinent à le trouver… Nous, nous entrons plus vite dans le vif du débat, nous allons plus droit au but!

C’est sans doute pour cela qu’ils ont l’air si content quand ils mettent une touche, les voilà qui bondissent sur place comme des cabris fous, les voilà qui poussent des hurlements de dingues, les voilà qui ont dans les yeux des lueurs assassines. Malgré ces petits travers, vous pouvez toujours aller les voir s'affronter, les valides, quand vous entendez parler d’une compétition d’escrime… Ce qu’ils pratiquent, eux, c’en est quand même, de l'escrime et sensiblement la même que nous. Eux aussi, s’engouffrent dans une parade mal faite, eux aussi tournent des contre de sixte à pleine vitesse, il leur arrive à eux aussi d’avoir la main forte et dure à la pression, eux aussi entrainent leurs lames dans des parades perdues. Chez leurs sabreurs on peut aussi saluer des “tierce/tête” fracassant. Ils ont des « une/deux », des « dessus/dessous ravageurs »… Chez eux aussi, certains sont teigneux, bagarreurs, de mauvaise foi, méchants, râleurs, malins, imaginatifs, inventifs, brillants, calculateurs, piètres techniciens… Chez eux aussi, certains sont doués mais n’aiment ni le travail, ni la leçon. Chez eux aussi, il y a des benêts qui prennent cinq ou six touches d'affilée avant de comprendre ce qui leur arrive… Chez eux aussi, il y a des teignes qui cherchent à tricher, blesser, humilier…

Bien sur, nous, sur les pistes nous prenons moins de place puisque nous avons, un poil obligés, supprimé tous les déplacements disons... inutiles… Bien sûr, nous, nous avons les jambes, enfin le bas couvert, enveloppé d’une cape fluide de métal argenté comme celle des chevaliers, qui sert à déterminer les surfaces non valables…

Les surfaces non-valables… Le nom si bien porté…

Mais malgré ces minuscules différences, je vous assure qu’il y a, aussi, chez les debout valides de sacrés fichus talentueux escrimeurs…

Escrimhandi 1  jpg

04 mai 2010

A part.

Le thème de la semaine pour les impromptus littéraires était:

La part d’ombre. J’ai écrit ça:

Ainsi, ce matin, qu’ils en soient profondément affecté pour l'un et vaguement soulagé pour l'autre, ils savaient qu'ils avaient posé leurs mains sur le début de la fin de leur histoire. Ces deux là ont tiré la leçon de leur désamour quand ils se sont aperçus, après un réveil sinistre, qu’ils ne feraient plus jamais soleil commun...
Tristes, sans doute, mais résolus, ils allaient désormais, et pour le restant de leurs jours faire… ombres à part…

Ombre C. Ruelle Avign.

PS: Vous pouvez vous amuser à écrire la ou les deux trois phrases qui précèdent celle qui débute par “ainsi”… Comme je l’ai fait pour celle qui commence par “ces deux là”… On pourrait, ensemble tirer la pelote…

Sans éclaircies…

Alors qu’aujourd’hui, une chape de sombre frais nous est tombée dessus comme l’automne dégringole sur novembre, hier, au petit matin, ensoleillé mais encore humide des vives draches velues de la veille, en musardant sur certaines petites routes, on pouvait apercevoir:

Coq matin

Le soir venu, le ciel s'était à nouveau couvert et du côté de la grande ville, malgré le voile gris jeté sur le bleu, si on avait l’humeur sensible, on pouvait s’émouvoir de cette petite et récente famille, nageant dans le musclé du courant, avec grandes difficultés, surtout pour les deux petites paires de palmes toutes neuves:

Pont d'Avignon

En somme, c’était une journée où le temps était “Variable avec éclaircies”.

Comme le titre du livre de Claude Roy, qu’on ne lit plus guère, qui m’était venu sous les yeux en cette fin de semaine, dans lequel on trouvait des bijoux du genre:

Qu’on ait dû inventer le verbe “vivoter”!

Toutes les religions ont tort, toutes les prières ont raison.

Être simple est ce qu’il y a de plus compliqué.

Écouter le bruissement des pierres et le silence du vent…

Peut-être devrait-on continuer de lire Claude Roy…

30 avril 2010

Un brin facile…

Une petite recette pour, peut-être, réussir à vivre une jolie fin de semaine de début de mois:
Prenez une semaine délicate, pour ne pas dire difficile, ou plutôt, lâchez la, au lieu de la prendre. Laissez la s’écouler de vous, laissez la vous abandonner, refusez de la porter encore, un peu. Puis, chassez la, au besoin, faites lui comprendre qu’elle doit, maintenant vous oublier, vous foutre la paix, vous laisser tranquille, vous lâcher la grappe, arrêter de vous les briser menu, cesser de vous courir sur le haricot...
Si possible, il est souhaitable de mettre de côté, juste pour deux jours, l'épouvantable marée noire dans le golfe du Mexique, les terribles difficultés des chômeurs en fin de droit, l'effroyable état des finances grecques, les affligeantes saillies d'un Estrosi, ou d'une Morano, quelques autres trucs qui en disent long sur l'état de délabrement du monde, un peu empêcheurs de roupiller en rond. Oui, oui, entre autres, envoyez valser loin, loin la sale pensée qui vous a fait vous réveiller, en nage, vers les deux heures du matin...
Ensuite, n’ayez aucun projet pour les deux jours à venir, ainsi vous serez prêt à tout ce qui peut se présenter. (Aucun projet ne veut, bien entendu jamais dire aucune envie…) Ne regardez pas la météo à venir, elle pourrait orienter ces deux jours sur une mauvaise piste. Il fera le temps qu'il fera. Nous avons tendance à trop nous en préoccuper. S'il doit givrer, il givrera... et alors?
Gardez sur vous, près de vous, votre agenda avec les numéros de téléphone à appeler de ceux qui vous aiment. Si ça se trouve, ils n’ont rien prévu non plus et seront comme vous prêts à tout.
Ayez sous le coude, un ou deux livres à finir, un ou deux films à voir, un ou deux restaurants à tester, un ou deux paysages à embrasser, un ou deux mètres carrés à bêcher, une ou deux lettres à écrire, un ou eux concerts à écouter, une ou deux recettes à tenter, un ou deux cadeaux à acheter, une ou deux expositions à voir, un ou deux nouveaux-nés à saluer… Enfin quelque chose à faire de vos dix doigts, de vos deux yeux, de votre cœur, de vos deux jambes, de vos deux oreilles, de ce que vous voulez, en fait…
Et puis, attendez, attendez gentiment. Que savez vous de ce qui peut arriver? Rien vous n’en savez encore rien. Tout peut arriver, même une petite urgence rigolote ou un brin de... SAMU gai...
Vous avez deux jours entiers devant vous. Si ça se trouve, ce UN du mois, votre vie va en être bouleversée. Complètement.
Bon, d'accord, ce n'est qu'un premier... mais...


Jeux enfants cour cloitre avignon 2

26 avril 2010

Contre champs…

Certains chanceux ont sous les yeux des champs de tulipes. Ici, dans le coin, nous avons, en contre champs, des giroflées, des myosotis, des coquelicots, des œillets d’inde et même du… plastique blanc…
Cependant, pour les lavandes de Valensole, il faudra encore attendre quelques mois...
Champ giroflées
Champ de coquelicots
Champ d'oeillets d'Inde
Champ de myosotis vert
Champ et plastiques 2
Valensole Arbre isolé htal dia

23 avril 2010

Au pays des fromages en boules…

NL 2

Des sourires à deux roues sur des carcasses viking size et des placettes à tomber aux cœurs des villes, silencieux et accueillant comme des creux de main. On met un certain temps à l'entendre ce silence et puis, on entend plus que lui... Il n'est guère troublé que par le tintement guilleret des sonnettes de bicyclettes, le chuintement des roues sur les pavés et les mélodies des carillons qui renseignent sur l'heure qu'il est. Après le con tenu, voilà un condensé…

Ah, aussi, beaucoup de vaches mais peu de taureaux, encore moins d'arènes et pas du tout de corridas...

Ce pays a, entre autres dons, celui du paisible et de la tranquillité.

NL 035

Image spéciale pour Véronique.

21 avril 2010

Mon quotidien énervant…

Je me dois de te dire que je suis un peu en rougne après toi, qui va, demain et comme les autres jeudis à partir de maintenant consacrer une page, certes écrite avec un beau talent (Jacques Durand) à la corrida. Or, le talent au service d'une mauvaise action a un goût un poil amer.

Une page entière donc, à la corrida. Alors, en finir une fois pour toutes avec la corrida... Mais si la corrida, vous savez bien... Ce spectacle de combat entre un homme civilisé qui "joue" à domicile et une bête sauvage, en un contre un ou c'est le plus souvent le même qui gagne à la fin... Donc, mon quotidien, puisque c'est ça, je t'informe que je ne t'achèterai plus le jeudi.

Autant le dire de suite, j'ai assisté plusieurs fois au spectacle... Une mise en scène espagnolante, une opérette dramatique du sang, de la souffrance, de la jouissance et, au bout, plus ou moins rapidement, la mort violente, brutale, esthétisée mais la mort. Définitive. Pour l'éternité...

Autant le dire de suite, je ne mange pas de viande. Enfin, je ne mange pas de viande de mammifère mort. Il m'arrive de temps en temps de m'offrir une douzaine d'huitres mais j'ai, à chaque fois avant, demandé leur autorisation et comme aucune d'entre elles ne m'a jamais dit non, j'ai pris ce silence pour une acceptation...
Autant le dire de suite, on nous parle de tradition, de Culture... Certes mais je crois que quand une tradition, un fait culturel a un côté barbare, sanglant, l'homme s'humanise , se grandit en l'abandonnant et pas en le perpétuant. De tradition séculaire, on a écartelé les condamnés en place publique, on a pratiqué des sacrifices humains, on a coupé les criminels en deux(etc…) Depuis qu'on a laissé de côté ces manières un tantinet radicales, on ne s'est pas ensauvagé, si? Autant le dire de suite, je suis contre les conditions de "vie" qu'on fait aux animaux de batterie, aux oies, aux canards qu'on gave aux fourmis qu'on insecticide, aux hérissons qu'on écrase en roulant trop vite... Bref, à toutes les bêtes qu'on fait souffrir avant de les occir pour les consommer ou pas.

Autant le dire de suite, ce n'est pas parce que des écrivains américains de renom, des intellectuels brillants, des artistes immenses ont encensé ce machin rida qu'on est obligé de l'aimer. On peut, sur certains points, être à la fois de génie et un peu concon.

Autant le dire de suite, je crois que le taureau n'est ni couard, ni brave, il est taureau, point.
De plus quand, dans la nature, lui vient l’envie d’affronter quelqu'un, en règle générale, c'est plutôt, à un vivant qui lui ressemble, qui a la même allure que lui, qui se comporte comme lui qu’il choisit de s’y mettre. Quand il va charger, il n'y a pas dans les marais où il vit, un gars à cheval caparaçonné, lui enfonçant, en la tournant, par deux fois, voire trois, une pique dans les flancs, destinée à lui tester sa bravoure... Tu parles, lui sectionner les ligaments du cou pour lui imposer de baisser sa tête, oui... Il n’y a que très rarement, dans les champs d’Estrémadure, face à lui, un type porteur d’une épée, droit dans ses sandales, fou de courage, vêtu d'un boléro brodé d'or, de collants roses, orchestrant, sous ses naseaux fumants, dans l’air tremblant d’une après-midi ensoleillée, les mouvements magnifiques des rouges sublimes d'une cape majestueuse…

Pourquoi donc, en finir avec la corrida?
En vrai c'est très simple. Il y a, ici bas, sur cette terre, des choses qui se font et d'autres qui ne se font pas. Voler dans un magasin, ça ne se fait pas. Coller son chewin gum sous son siège de cinéma, pousser une grand-mère dans les orties, promettre certaines choses pour solliciter des suffrages et ne pas les tenir une fois élu, non plus. En revanche ne pas doubler ceux qui précèdent dans une queue, ne pas hurler au portable dans un endroit public, conduire sans avoir bu avant, rester fidèle à ses amis, dire bonjour à ceux qu'on croise le matin, cela se fait. On peut comme ça, avec son petit crayon personnel tracer sa propre ligne, bien à soi, différente de toutes les autres, qui n'est pas forcément droite, droite entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Et, au jour le jour, année après année, vaille que vaille, tant bien que mal, peu ou prou, s'y tenir... ou pas.
Or, pour moi, jouir, jouer, se réjouir, s'enjouer, prendre du plaisir, se divertir au spectacle de la souffrance, puis de la mort d'un animal, cela ne se fait pas. Le taureau serait remplacé par une girafe ce serait pareil... (Juste... je pense à la taille des banderilles pour une girafe...). On ferait combattre un cabillaud enragé, un hanneton sanguinaire ou une buse agressive cela ne se ferait pas plus.

Fin de la discussion. Allez mon journal... Je te lirai après demain…

Anémones marché antibes

Le menu…

Les impromptus de la semaine imposent de commencer le texte par:
“Quand je vis le menu…”
Terrasse carnet Walrus Nl

Quand je vis le menu, haussé sur ses talonnettes, qui me menaçait de ses deux poings ridicules j’ai éclaté de rire! Hey, petit bonhomme, que je lui ai lancé, méchamment exprès, pour le blesser ne va pas te faire mal en me frappant, ce serait trop bête ! Tu parles! C’est quand il s’est approché que j’ai vu que j’étais aussi grand que lui. Heu, de la même taille…
Seulement, nos points de vue avaient commencé à diverger très vite. Ce gars avait profité du bazar ambiant pour prendre les choses en main dès qu’il était entré dans le wagon. Il faut dire qu’il y en avait de partout, du bazar… On pourrait même, sans trop exagérer, pousser jusqu’à écrire: joyeux bordel. Immense bordel serait encore plus juste. Imaginez: une grève perlée, un départ de vacances et une panique générale à cause d’un volcan islandais qui avait cloué au sol tous les avions du monde, mélangez le tout et vous aurez une petite idée de la crise qui se tramait dans les parages. La terre entière voulait monter dans ce foutu train. Et ce n’était pas possible.
C’est là qu’il était entré en action le rehaussé. Contrairement aux évidences, il avait commencé par gueuler qu’il ne fallait pas désespérer, que tout était possible. Alors, crétins, on l’avait laissé faire. Il s’était mis diriger les flux de montée descente, puis, il avait assigné à tous des places, il avait fait éteindre les portables, il était monté sur les sièges pour diriger les manœuvres… Bref il s’était rendu indispensable et pire, au fur et à mesure, il s’était occupé de tous et de tout. On le voyait courir à l’avant, à l’arrière, ordonner ceci, réfuter cela, tancer celui-ci, encourager celui-là, taper du poing sur les dossiers, tenir les portes ouvertes, porter la valise de celle-là, l’enguirlander à cause de son poids, demander le silence aux enfants qui pleuraient, consoler les mamies qui avaient un coup de chaud, menacer ceux qui semblaient ne pas vouloir l’écouter. Dès qu’un se pointait, il le prenait en mains et ne le lâchait plus. Une vraie plaie… J’ai eu le malheur de dire dans un souffle : « Il va pas se calmer, le p’tit ? ». Il s’est tourné vers moi. Il n’a pas moufté, il n’a pas cillé, il est resté d’enclume, un peu comme ces types aux yeux tristes, recouverts d’or de la tête aux tongs, qu’on peut voir l’été à tous les coins de rue, debout pendant des heures et des heures sur des tabourets branlants.
Il n’a pas esquissé un seul geste, il n’a pas prononcé une seule parole… Je me suis même demandé si en plus d’être ras de la pelouse, il n’était pas, d’un coup, devenu muet. Il a juste glissé d’un pas vers moi et puis son bras a décrit comme une courbe silencieuse dans l’air du soir vacillant et son tout petit poing fermé est venu me cueillir à la base de la tempe gauche et là j’ai décollé. Je suis parti, enfin façon de parler parce qu’en vrai ce sont mes genoux qui ont fichu le camp les premiers et je me suis affalé sur la moquette rouge du couloir comme une bouse dans un pré limousin. Une flaque, une très jolie flaque d’humain, répandue sur le sol, absente à elle-même. Comme un Lucky Luke désabusé, le petit homme a déplié ses métacarpes, les a frotté contre la paume de son autre main, a répondu très gentiment a un quidam passant que non, il n’avait besoin de rien, son léger problème était réglé, tout s’était bien passé, sauf pour lui, là, par terre qui en aurait pour quelques jours de migraines… Ensuite, d’après ce que m’en ont dit des gens, il m’a relevé un peu, il m’a adossé au mur de la banque derrière nous, il m’a défroissé la veste et tapoté la joue en me disant à l’oreille ce dont j’étais intimement persuadé : “Je ne suis pas petit, petit, c’est le monde qui n’est pas assez grand pour moi…” Puis il est parti à l’autre bout du compartiment en sifflant un air que, dans un demi-sommeil comateux j’ai mis du temps à reconnaître… Sans qu’il puisse entendre, j’ai marmonné et j’en savais quelque chose : “Ce n’est pas de vouloir être grand qui est risible, c’est d’avoir tant de mal avec l’idée de ne pas l’être…”
Quand j’ai recouvré mes esprits, je me suis demandé si franchement, ce déchainement de violence pour une simple divergence de vue était bien raisonnable… Mais dans quel monde vivions nous ? Etait-ce cet univers là que nous allions laisser à nos enfants ? Quelle misère !
Le soir, au menu, j’avais du doliprane… en brouette!

Phare rouge Harlinguen Nl

Ah, l’air qu’il sifflait, ça y est, ça m’est revenu, c’était Short people de Randy Newman…

19 avril 2010

Au dessous du volcan.

Champ tulipes 3 Nl

Pour bien dormir, il ne suffit pas que la maison soit grande, encore faut-il que le lit le soit...
Pour bien vivre, il ne suffit pas que la maison soit riche, encore faut-il que l'âme de celui qui l'habite, le soit...
Pour bien écrire, il ne suffit pas de bien dessiner les lettres, encore faut-il bien les arranger entre elles...
Pour bien manger, il ne suffit pas que la cuisine soit bonne, encore faut-il que les convives soient agréables.
Pour bien peindre... il faut être assez fou.
Pour bien voyager, il ne suffit pas d’emporter les guides, il faut savoir les oublier
Pour bien jouer, il ne suffit pas d'appliquer les règles, encore faut-il savoir les transgresser...
Pour bien être, il ne suffit pas que la maison soit chaleureuse encore faut-il que le chien du propio ne morde pas.

Champ tulipes 4

Swans, swans, swans

Les cygnes du mois ont réapparu sous nos cieux encendrés...
D'ici, je les ai vu passer. Sous leurs blanches ailes, un coin français...
Je ne vous dis pas cela uniquement parce que dans ce coin
français, on peut lire, entre autres textes, un que j'ai titré:
"L'amour, c'est quand même un peu compliqué..."

Juste les quatre premiers vers:

Ce que j'aime en toi c'est ta manière d'être reine
Tout en ne régnant pas.

Ce qui me plait en toi c'est ta façon d'être à moi
En n'appartenant qu'à toi...

Publications les plus consultées