27 octobre 2010

Bon, il y a l’automne et…

Ses rouges et ses jaunes, ses lumières d’après mistral et tout son bazar clinquant…
Et son froid giflant, et ses châtaignes grillant, et ses canards se pelant…
Et ses feuilles tombant, et son soleil s’aplatissant et ses fumées montant…
Et ses chasseurs tirant, ses perdrix se planquant,
Ses matins de brumes épaisses  cachant et, et…
Enfin l’automne quoi!


Oct 010


Oct 029 


Oct 017


Oct 001

Paris, fais toi belle, j'arrive...

26 octobre 2010

Encore un.

Encore un jour de flotte sans s’abriter sous les mêmes tuiles de toit.
Mais a-t-il plu chez toi?
Encore un film sans que tu sois dans la salle sur le siège à côté de moi.
Mais lequel as-tu vu, toi?
Encore un repas pris sans que ce soit le même vin qu'on boit…
Quel cru t'a régalé, toi?
Encore une semaine écoulée sans en avoir rien partagé de nos bras.
Et ta semaine, là-bas?
Encore un mois vécu sans rien avoir vécu, sans un regard en croix.
As-tu passé un joli mois?
Encore une saison derrière nous, et tout ce jaune d'or qui poudroie.
Était-elle bien rouge chez toi?
Encore une année au cou tordu, une année entière, une à douze mois.
Fut-elle généreuse pour toi?

Bien sûr on se parle au téléphone,
On se dit qu’on s’aime et tout et tout,
Ce serait mieux qu'ici ta voix résonne
Et qu’on s’embrasse même dans le cou.
Bien sûr, on se pense souvent à nous,
On se dit que fait-il, que voit-il, il est où?
Bien sur, que c’est pas du temps perdu,
Puisque c’est du temps qu’on s’aime.
Mais si on se verrait juste un peu plus
On s’aimerait aussi fort quand même!
Un jour, un jour peut-être viendra,
Où qu’on rattrapera vite tout ça…

Ciel de Septembre 001

Un an, un an surement viendra…
Où qu'on se discutera le bout de gras.
Et ce qui est écrit là, prends le pour toi,
Toi, qu'es pas du tout au même endroit!

21 octobre 2010

Une pincée de monde.

ETOILE DES NEIGES
Des chercheurs astronomes américains viennent d’intercepter et de traduire une communication qui proviendrait de Gliese 581g qui, à 200.000 milliards de kilomètres de la Terre, fait partie d'un système solaire où trois planètes pourraient abriter la vie : Elle disait, en gros ceci :
« __Merde, merde !
__Qu’est-ce qui se passe ?
__Ça y est, ces crétins viennent de s'apercevoir qu’on existe… Pourvu qu’il ne leur vienne pas l’idée de venir nous emmerder jusqu’ici… »

LA CASSE.
A qui profite-t-elle ? Qui a intérêt à ce qu’on se dise que, décidément, toute cette violence c’est trop ? Ça va trop loin, maintenant, il faut arrêter… Qui a intérêt à ce que les casseurs qui cassent, cassent? Où poser une question est, déjà, y répondre.

MAUVAISE HERBE.
Dépêche Orange: "Un différend s'est produit samedi vers 05H00 du matin au second étage d'un immeuble situé à La Verrières. Une personne est sortie prévenir la police chez son voisin du premier étage quand pour des raisons qui n'ont pas encore été déterminées, onze personnes du second se sont subitement défenestrées."
Dire que nous les avons comme voisins d'humanité et qu'hier soir nous leur avons peut-être dit bonne nuit...

CHUTE PAS LIBRE.
Elle sabote un parachute par amour, la rivale meurt, elle est condamnée à trente ans de prison. Ce n’est pas le parachutisme qui est un sport dangereux, c’est la jalousie. Ou, si l’on est plus clairvoyant, l’amour…

LE BRUIT ET L’ODEUR.
Guerlain, le nez qui pète avec sa bouche : « Pour ce parfum, j’ai travaillé comme un nègre, si l’on peut dire que les nègres ont jamais travaillé… »
Où l'on peut être un grand parfumeur et schlinguer du tuyau…

ARRIVEDERCI.
Frêche Georges, le Kim Jong Il, façon Tartarin de la Septimanie a, enfin, repassé son arme à gauche... Et voilà, il a fini de penser ses conneries. Et de les dire.

LE MONDE S'EN MOQUE COMPLETEMENT ET C'EST BIEN MERITE.
J'attends l'élagueur pour un des deux pruniers, celui qui est malade. Pas pour l'abattre, non, pour l'éclaircir.

F1000054

19 octobre 2010

Jour de grèves.


Nicolas Sarkozy en 1998, fanfaronne:
"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit!"
Heu... En voilà trois...

Plage au couchant  
 

18 octobre 2010

Viper’s tongue.

Le thème des Impromptus littéraires était: Cette semaine nous vous proposons de faire le portrait, réel ou imaginaire d'une langue de vipère. Nous en connaissons tous; qui sait si nous même, de temps à autre ... Ça a donné ça:

«  …Mais puisque je te dis que je l’ai vu ! Tu sais, c’est limite désagréable que tu ne me crois pas ! Je l’ai vu comme je te vois, c’était bien lui, je le connais quand même… Je te rappelle que j’ai vécu huit ans avec lui avant que tu ne me l’enlèves… Mais non je te taquine, je sais bien que je l’avais quitté… Et puis, il fallait bien que quelqu’un le ramasse, le pauvre, il faisait si peine, on aurait dit un chiot abandonné… Il portait son écharpe rouge tu sais, la moche, celle qui lui donne un air de ce journaliste là, chef d’un magazine qui, soit dit en passant, depuis qu’il est arrivé, a bien baissé de niveau. Tu sais bien l’ami de l’autre là, la première dame comme disent ceux qui n’ont rien à dire. Tu te souviens, il nous arrivait de commenter ses articles en pouffant dans le salon de Charlène, la pire coiffeuse de l’Ouest de Paris… Qu’est-ce qu’on a ri dans ce salon ! Charlène, qui avait débuté, à ce qu’on disait, vers la Place Pigalle et son salon n’était pas de coiffure… Il n’empêche qu’elle nous doit sa piscine à Ramatuelle, celle-là… Mon Dieu, Ramatuelle, comme c’est surfait, je n’irais pas y passer trois jours dans ce trou à rats ! Comme je suis contente de n’y avoir ni maison, ni famille, ni amis… Mais ce n’est pas de ça qu’on parlait... Il portait aussi sa saharienne, sa parka Kouche comme je l’appelle, tu sais bien, celle qui nous faisait tant rire, quand il la mettait… pour aller diner au Flore… En parlant de ça, as-tu vu comme le niveau a baissé en cuisine ? Depuis que le chef, Baptiste, celui qui avait des yeux acceptables a été remercié… Tu savais qu’il était devenu l’amant de Madame P. ça n’a pas plu du tout, cette affaire, alors hop, dehors, viré, remercié… Remarque, c’est bien fait pour lui, doivent rester à leur place, ces gens là… J’ai entendu qu’il avait tendance à taper dans la caisse, aussi, pas que dans la clientèle… Depuis, je ne sais pas où ils ont trouvé le nouveau mais pas dans le rouge… Hé bien oui, le gros rouge, le Miche, ce guide qui, avant, donnait toujours de bonnes adresses mais qui depuis quelques années se repose sur ses lauriers fanés, on ne sait plus où s’asseoir à table, ma pauvre ! Ah ça ils nous ont bien eu avec leur baisse de TVA, c’est la qualité de la cuisine qu’ils ont baissé, oui. Je te jure que c’était lui, je le connais quand même… Mais, hé tu as traversé la rue, tu ne m’écoutes pas ? Dis moi de suite que ce n’est pas intéressant ce que je raconte? Hey ? Où vas-tu ? Attends-moi, je ne t’ai pas dit avec qui il était quand je l’ai vu ! Tu ne vas pas me croire ! Attends… Il était avec cette fille si moche, la fausse brune qui a tant d’argent… attends moi, attends… Elle est partie. Celle là, dire que je la croyais mon amie !… Ce n’est pas pour dire du mal mais, elle ne l’a pas volé, je ne suis pas mécontente qu’il la trompe, tiens, finalement… »

Seule, au gros milieu de l’avenue, perdue, comme un reste d'île flottante dans un saladier presque vide, elle a appuyé sur le bouton de son i pod. Alors, la chanson  phare des Clash qu’elle écoutait en boucle quand elle ne parlait pas s’est annoncée. Après quelques secondes, ce sont les premiers accords de Viper’s Tongue qui  lui ont vrillé les oreilles…


Palavas Jan 08

17 octobre 2010

Depuis qu'il s’arrondit…

Tout ce qui était là y est,
Rien n’est chamboulé
Pourtant tout a changé :
Tes jours font mes nuits
Les silences sont des cris
Les clous deviennent des lits
Depuis que ton ventre s’arrondit…

Depuis qu’il s’arrondit
L'aride est un fond de puits
Les murs reprennent du fruit,
S’estompe la mélancolie,
Le mauvais air se raréfie,
Et fleurissent les ancolies.
Ici, sur terre ça s’adoucit
On s'assied sur ses soucis,
Jusque ma colère qui s’assoupit

Tout ce qu’on aimait, on l’aime
Derrière est comme devant
Mais rien ne ressemble à avant :
Une seconde est une vie,
Les pleurs sont des pluies,
Le blanc est une suie,
Depuis que ton ventre s’arrondit.

Depuis qu’il s’arrondit,
L'églantier refleurit,
Les anges nous sourient,
Mon air niais te ravit,
Le bonheur s'épaissit,
L’océan déferle à Paris
L'avenir soudain s'éclaircit
Nos peurs sont amoindries,
Tu vois: les angles s’y mettent, aussi…

Tout ce qu’on savait on le sait
Ce qu’on devinait, on y est
Pourtant tout est renversé :
Nos peines sont amincies,
Un souffle qui enjeunit
La vie qu'on remercie
Depuis que ton ventre s’arrondit.


IMGP5608

Quatre saisons…

Bientôt, dans le dernier numéro de Swans une nouvelle nommée QUATRE SAISONS. En voilà les cinq premières phrases…

“C’est vers la fin d’un hiver qui avait été si rude que certains arbres s’étaient fendus en deux, ouverts en long, comme des fruits trop mûrs, qu’il a débarqué dans le pays.
Il y avait encore, un peu partout sur les trottoirs, des tas de neige sale qui n’en finissaient pas de fondre. Ce n’était pas avec le froid qu’il faisait encore la nuit qu’ils allaient en être vite débarrassés. A chaque fois qu’Antonio en enjambait un, lui venaient des images de champs entiers recouverts d’une épaisseur de blanc et le bruit de pas crissant dans le silence. Mais à ces tas là, personne ne semblait s’intéresser, comme si, finalement, on avait décidé d’attendre qu’ils disparaissent d’eux mêmes… Un peu comme on patiente, résigné, qu’une profonde douleur s’estompe.

Chez Lulu rouge_cr_cr

Un de Grâce, un de colère.

Une jolie soirée vendredi soir avec ce concert littéraire au Théâtre du Chêne noir. Deux amis complices Philippe Djian et Stéphan Eicher sont venus partager un moment de grâce avec les spectateurs. Ils étaient simples, accessibles,  émouvants, surprenants, ravis d’être là. Et drôles! Quand Stéphan Eicher a fait savoir qu’il devait être, à sa connaissance, le seul suisse au monde à payer ses impôts en France…
Malgré le mistral glacial qui balayait dans les ruelles à grands coups d’épaules et qui distribuait des gifles à tous les coins de rue, c’est une brise tranquille qui soufflait sur la scène du théâtre. Une très  jolie soirée, vraiment. Je ne vous en parle que par pure perfidie puisque ce n'était qu'un soir et...  vous l'avez manqué...

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Après la petite marche collective du samedi matin presque rituelle autour des remparts,d'Avignon, un film qui vous fait serrer les poings de colère et vous laisse en larmes.
ILLEGAL.

A voir. On ne peut plus accepter d’être le témoin de tout ça sans réagir davantage surtout que c'est  pratiqué en notre nom.

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Un de grâce, un de rougne, la vie, quoi!

15 octobre 2010

Juste…

Le faire durer, encore, un peu…

Oct 005
Oct 006

Juste le prolonger un peu... Reprenons une tasse d'été…

11 octobre 2010

Les deux siens.

Pour les Impromptus Littéraires de la semaine. Thème: Avec ou sans dicton, en vers ou en prose et quel que soit votre prénom dites-nous tout le bien ou le mal que vous pensez de votre saint.

C’est pas joué d’avance qu’on touche le gros lot
Remplir un bull'tin c’est fêter la Saint Lolos.

C’est pas d'main la veille qu’on arrêt’ra le turbin,
On n'quitt'ra la taule qu’à la Saint Glinglin.

C’est pas pour de suite qu’on s’ra l'patron des patrons,
Qu'on aura des tas d'Rolex pour la Saint Baron!

C’est pas not' jour de conduire les belles voitures,
Tout c’qu'on peut faire c’est s’serrer les Saints Ture.

L’est pas v’nu vraiment le temps d’l’a richesse,
Ni qu’on va, dans l’beurre doux, poser nos fesses,

S’allonger sur un'moquett' en poignée d’clous,
Péter dans la soie, ce s’ra pour la Saint Maclou!

On aura jamais not’compte en banqu’assez obèse
Pour fair'de l'hélico entre Cannes et Saint Tropez!

C'est donc pas l'époque des cadeaux ni des tralalas
Mais qu'est-ce qu'il fout, il dort ou quoi Saint Nicolas?

Si qu’un jour j’ai d’la maille, du pèze, du gros bien rose,
C’est pas qu'la plage qu'je m'paye, c'est tout Sainte Rose!

Les premiers s’ront les derniers, qu’il a dit l’cantique
Sans y croire vraiment, ça m’a l'air Saint Pathique!

C’est pas hier la vieille qu’on verra c’qu’on voit
Pourquoi qu’on a pas crevé les œils à Saint Thomas ?

Mais moi, me fiche qu'ils m'énervent tous ces saints,
Ceux que j'vénère et de loin c’est… les deux tiens.

Mur Vigne Roussillon

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