02 août 2015

Filet de thon rouge mi-cuit, à la noix.

Bon d’accord, du thon rouge… Je sais, ce n'est pas bien, mais il a été pêché, il est là, magnifiquement frais et suppliant sur l’étalage de ma poissonnière préférée… Puisqu'il est calanché autant s'en régaler, autant lui rendre hommage, le magnifier, qu’il ne soit pas mort pour rien. Et, je me dis qu'en le cuisinant, lui, on ne cause de tort ni à un poulet, ni à un canard, ni à un boeuf, ni à un porc, ni même à un de ses colocataires, le cabillaud…
Choisis dans le filet, un rectangle un peu épais (par personne, donc deux si vous êtes deux et ainsi de suite mais on n'est pas obligé d'inviter l'immeuble…).
Pose-le sur un lit de noix de coco râpée (C'est la noix qui doit être râpée, pas le lit). Mets en bien sur toutes les faces. De la noix râpée, vous suivez?
Pose-le ensuite dans une poêle dans laquelle a chauffé de l’huile d’olive avec un trait d'huile de sésame. Pourquoi? Parsec j'aime ça. Et fais le frire, là encore sur toutes les faces, mais pas trop, que l’intérieur reste un peu rouge. Dis, tu as lu le nom de la recette ? Mi-cuit. Le temps ? Oh ça ne se fait pas au chronomètre ça se fait à l’œil, au sentiment, à la pratique, au savoir faire en fonction de l’épaisseur, de la conduction de ta poêle, du muscle de ta cuisinière… Ce dont je suis certain c’est qu’il ne faut pas t’éloigner très longtemps d’elle. Les minuteries et les balances, en cuisine sont faites pour les pâtissiers… Regarde, sens, juge, estime et tourne et vire.
Quand tu penses que c’est bon, que c’est mi-cuit donc,  pose le vite dans une assiette, que tu peux avoir un peu chauffée au four, coupe le en tranches fines, envoie dessus un trait de lime (Ne fonce pas dans ta boîte à outils, la lime c'est du citron vert en québecquois et j'aime bien ce mot) et jette lui joliment sur le dos de la coriandre hachée finement. Sel et poivre.
Sers le vite avec des perles de pâtes verdies de coriandre fraîche pour changer du riz, mais fais du riz si tu veux.
N’oublie pas le(s) verre(s) de blanc frais qui va(ont) avec. Personnellement en ce qui me concerne moi même, je suis assez Sancerre blanc mais un Pouilly Fuissé de chez Marcel Marin à Solutré ou un "arbousier" du Domaine de la Réméjeanne à Sabran voire même un Domaine Valdition d'Eygalières fera la rue Michel.
Ne me remerciez pas mais essuyez vous bien la bouche, il vous en reste un peu, là, à la commissure droite...
Non, non, non,  il n’y a pas de seconde tranche… C'est du thon rouge, je vous rappelle...
PS: Tu peux faire la même avec des grains de sésame à la place de la noix de coco, mais ça change le nom de la recette qui devient : Thon mi-cuit de la caverne...



4 commentaires:

M a dit…

Pour un peu, le thon deviendrait résistant ! D'ailleurs il devrait le pauvre ! (en makis ça doit être quelque chose !)

chri a dit…

@M Certifiée et agréée bonne! :-)

Brigitte a dit…

Désolée ,je n'aime plus le poisson ...
Belle soirée estivale tout de même !

chri a dit…

@ Brigitte. Merci de tes voeux.

Publications les plus consultées