03 février 2016

De rechange.

Je suis parti en courses, en oubliant ma liste… Heureusement, j’en ai toujours une de rechange:
Une brouette de courages en vrac pour affronter les jours moches.
Une pincée de baisers dans le cou pour le bonheur d’en embrasser un réceptif.
Cent deux grammes de folie douce à diluer dans l'eau claire pour tenter d'oser davantage.
Un grand sac de bienveillance pour le tout venant.
Une belle boîte de pardon pour tenter de panser mes maladresses permanentes.
Une fiole d’huile essentielle d’amour brut pour les moments de désamour passager.
Un chœur de voix ensemble pour l’émotion d’entendre le beau.
Des doigts croisés contre la peur du vide, celle du rien..
Un lagon à l’eau transparente et chaude,  poissonneuse à foison pour le plaisir du dessus de la peau…
Un sourire… Dix sourires… Cent sourires.
Une coupe dans une forêt de… Champagne.
De l’encre ineffaçable pour les mots d’amour éternels qui durent.
Une butte, une colline, une pente, une côte, une falaise, un replat, un oppidum, un sommet, une hauteur, des étages, une Tour Eiffel que le regard se perde.
Un bocal de pardons pour s'épargner des ressentiments nocifs.
Deux cocotiers pas très éloignés l’un de l’autre… Qu’y tendre un hamac ne soit pas une galère…
Une mémoire toute neuve contre les mauvais souvenirs, contre le passé… passé.
Une assurance tout tout risque contre les morsures de chien méchant.
Un margueritier, pour jouer avec les feuilles et tomber juste.
Des excuses pour les imbéciles.
Une main à poser sur une épaule pour les coups de mous, les jours sans, les coups de grisou, les matins de moins bien, les heures creuses…
Des petites chaleurs en boîtes pour les accueils glacés.
Une deuxième jeunesse pour remplacer la première qui aurait pris un sacré coup de vieux.
Un petit quart d’heure pour réfléchir encore un peu.
Une paire de paumes pour consoler une peine.
Une boite de mouchoirs jetables pour essuyer les larmes intempestives.
Un édredon pour adoucir l’atterissage des mauvaises nouvelles.
Une centaine de minutes pour avoir un peu de temps devant moi après la dernière.
Un bouquet de fleur des chants pour une joie simple.
Un sac fourre tout pour y balancer l'entier du tout.

Y ajouter :

Un petit sachet de bienveillance en poudre pour en avoir toujours à distiller dans les ventricules.

28 janvier 2016

Route de nuit

Nous avions levé l'ancre quatre ou cinq heures auparavant. Maintenant, c’était la nuit.
Nous devions faire route entre le Sud et l'île principale d'un petit archipel qu'on nous avait recommandé. Nous étions deux à bord. Une belle unité, un plan Nivelt en alu de vingt mètres qui avait dû connaitre toutes les écumes du monde. Nous avions mangé ensemble, un poisson grillé chassé dans l'après-midi, parlé un peu, bu, pas mal… Nous nous étions mis d’accord sur la route à suivre et les options à prendre. Cela n’avait pas été difficile, l'autre était le spécialiste, l'expert, pas moi. Mais il faisait comme s’il me demandait mon avis, alors pour ne pas le froisser, je lui donnais. Nous savions bien lui et moi que les décisions, c’est lui qui les prenait. Et, qu'elle soit une femme n'y changeait rien. Elle venait de descendre se coucher. J’avais pris le deuxième quart de nuit. Il était tranquille. Nous avancions à sept huit nœuds dans le  muscle du noir. A part la trace laissée derrière nous par le safran, la surface de l’eau était plutôt plane, comme un drap fraichement repassé. J’avais étarqué sévèrement la drisse de grand voile et enfilé un pull pour le confort et une paire de gants en polaire aussi. Je m’en étais allumé une et ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Les premières bouffées avaient été tousseuses. Je n’avais pas aimé ça du tout. Le souvenir que j’en avais était beaucoup plus agréable que le plaisir procuré. Étais-je, définitivement guéri? J’avais pourtant juré que, le jour de mes soixante quinze ans, je m’y remettrais avec application. Me fallait-il encore arriver jusque là... Des bribes du presto de l’Eté de Vivaldi m’étaient arrivées de la cabine principale, puis plus rien que les caresses d’une paume de mer sur les flancs du bateau et le gling gling répété des boutes sur le mat. Les haubans faseyaient tranquillement. J'avais souri. Elle était la seule personne au monde que je connaisse à pouvoir s'endormir avec ce morceau  à bloc dans les oreilles. Quand je le mettais à fond, sur le pont, j'étais prêt à prendre d'assaut tous les pirates du monde, sabre au clair, hache entre les dents, bandeau sur un œil!
Le noir s’était fait plus dense mais bizarrement j’y voyais davantage. Mes yeux s’étaient sans doute habitués à l’obscurité. J’étais sous pilote mais je jetais, de temps à autre, un œil au cap, ainsi qu’à la voilure. Bref, je naviguais. Gentiment. J’avais en tête le dernier bulletin de la météo marine et franchement je ne devais pas m’inquiéter de grand chose:

Prévisions par zones valables jusqu'au vendredi 04 Fév à 22h UTC:,Nord Secteur Nord Est 3 à 4, mollissant progressivement 2 à 3 par le nord, l'après midi, puis Nord à Nord Est 1 à 2 la nuit. Quelques rafales au début. Mer calme à creux variables du nord au sud. Sud Secteur Nord Est 3 à 5, parfois 6 sur l'extrême nord au large au début, devenant bientôt variable 3 à 5, localement Nord sur l'ouest. Rafales au début. Mer calme à agitée s'atténuant un peu en fin de nuit.

J’allais passer une nuit douillette. Je veillai sur ma pote et son bateau, j’étais le seul réveillé sur toute cette mer et sur toutes les autres mers du monde entier, si ça se trouve... Même les taquets s’étaient endormis. J’avais une bouteille de vodka à l’herbe de bison à mes pieds, les jambes enroulées dans une polaire, un pull qui ne grattait pas au col sur le dos, ma tête au chaud sous son bonnet. Je pouvais attendre  et le jour venir.
Je les ai entendus de suite. De suite, j’ai su que c’en était. Une escadrille de dauphins qui courraient avec le bateau et qui soufflaient en sautant! Je les ai vus. J’ai vu leurs yeux qui me regardaient de côté à chaque fois qu’ils sortaient le rostre de l’eau. Je les ai vus qui souriaient. Ils souriaient! Et je le jure, non seulement ils se souriaient entre eux, mais ils me souriaient, aussi, à moi. Nous n'avions pas été présentés, mais ils semblaient ravis de me voir et de m'accompagner un moment. Ils étaient comme une chouette bande de vieux potes qui discuteraient le bout de gras en faisant leur jogging du soir et en nous invitant dans leur club.  C'était renversant. J'étais renversé. Je n’ai réveillé personne, j’ai juste regardé le spectacle tel qu’il m’était donné à voir. J’avais le cœur qui battait à deux cent. Je les avais pour moi, là à dix mètres, pour moi seul. Ça a duré une bonne demi-heure et puis ils se sont lassés, je me suis dit. Ils ont disparu. Alors, j’ai descendu une, deux rasades de vodka deux  pour fêter ça.
Et puis, quelques miles après, vers l’est, ça a commencé à s’éclaircir doucettement comme si on envoyait un nuage de lait en poudre dans le noir de la nuit. Je me suis réinstallé confortablement au poste, un coussin sec sous les fesses et j’ai regardé le jour prendre à l’abordage l’étrave du bateau. Mes doigts jouaient tout seuls  avec une manille comme avec un chapelet. Je me sentais baigné par une paix profonde. En accord avec les nuages comme vapeurs cotonneuses, en lien avec le tendu de la ligne d’horizon, en paix avec la surface plane, d'un vert émeraude, avec le chaud du jour qui s’amenait en prenant tout son temps, avec le chant de l’eau galopant sur le carénage et les caresses du vent dans le haut du génois… De la cabine, montaient déjà les senteurs mêlées de café neuf et de pain grillé... Bientôt, je verrais apparaître ses cheveux en déferlantes, son immense sourire, même au réveil, ses yeux grands et clairs et ses seins triomphants dessous son tee shirt...

Cette journée, il n’allait pas nous arriver grand chose, comme à peu près toutes celles que nous connaissions depuis que nous avions embarqué, voilà déjà trois courtes années, nous allions, encore, vivre ensemble une grande journée…

En vrai, nous allions nous contenter de la vivre.


22 janvier 2016

Et déjà cabossé.

Pour Les impromptus littéraires de la semaine. Il fallait qu'il y ait une idée de pente...


Il était rouge. Vif. Flambant. Neuf.Tout neuf
Je venais, à peine de le recevoir ce dimanche matin.
Ce sera ton seul cadeau m‘avait-on prévenu. M’en fichais pas mal que ce soit le seul puisque c’était lui. J’étais heureux comme un gosse que j’étais. Je n’ai eu de cesse d’aller faire un tour avec. On y va, on y va ! Je trépignais an tournant autour. Mais les adultes ne sont pas aussi impatients que les enfants. Il a fallu manger d’abord. On ira après le repas, c’est l’heure de se mettre à table maintenant. Je me suis assis en le tirant près de moi, que je puisse le toucher pendant que le temps s’étirait, s’étirait. Ils sont allés jusqu’au gâteau, jusqu’aux bougies que j’ai dû souffler deux fois pour les photos. Jusqu'au café. Les adultes ne peuvent pas se passer de grand chose. Et puis, il a fallu débarrasser. Et secouer la nappe. Alors, alors seulement on s’est habillé chaudement c’est qu’il faisait un froid de canard en cette journée de fin Novembre. Pendant que certains se sont mis à la vaisselle deux ou trois sont sortis avec moi monté dessus mon cadeau. J’étais fier comme un cavalier de musée sabre au clair déclenchant la bataille. Je filais devant eux avec un sourire large comme l’avenue. Ils ont marché sur le trottoir, je roulais au milieu du chemin, puis on a tourné à gauche et on a pris le chemin qui monte dans les vergers. Dans la pente, allons a dit la cousine en pouffant. Arrivés au sommet, d’où l’on avait une vue sur toute la banlieue, ils ont fait une halte. Et puis on a décidé de redescendre, poussés par le froid. Ils avaient les nez de la même couleur que mon cadeau. Tu sais freiner m’a-t-on demandé ? Oui, oui, j’y arrive bien, j’ai dit en tirant les poignées de frein pour leur montrer.
J’ai pris la pente. Et là, après quelques mètres  tout s’est emballé. J’allais vite, de plus en plus vite, je n’arrivais plus à suivre les pédales, j’ai écarté les jambes et j’ai essayé de tenir bon mais je n’ai pas pu. Au bout d’un moment de flottement, je me suis déporté vers la gauche, j’ai tapé de l’épaule dans le mur puis le vélo a tangué et a fini par se coucher dans les gravillons.  J’ai mis les mains en avant et j’ai fermé les yeux. Je crois bien qu’il m’a passé par dessus la tête. Alors, dans un nuage de poussière et de pierraille tout s’est calmé. J’avais les mains en sang, le pantalon déchiré, une plaie saignante à la tête et lui gisait sur le flanc, les deux roues tordues comme une bête blessée.
Ils nous ont portés jusqu’à la maison où on m’a pansé. Mes larmes séchées, je leur ai demandé qu'ils le couchent sur le tapis de ma chambre:

Je vais m’occuper de lui, le pauvre, il est comme moi, si neuf et déjà cabossé, j'ai dit dans un dernier sanglot.

20 janvier 2016

Toute ma vie j'ai rêvé...

L’autre jour, à la fontaine de Saint Didier, quand je suis arrivé venant de Venasque (je venais bien de là, je ne l’ai pas écrit pour faire sourire) en sueur, il y avait un type qui s’aspergeait. En posant ma bicyclette contre les pierres, j’ai vu  qu’il avait le même âge que moi, à peu de choses près et très vite, on est allé au cœur des choses. Surtout lui! Ce qu’on appelle une sympathie de mollets? En deux temps, trois ablutions il m’a presque tout raconté de sa vie. Et ceci cela, si je fais une sortie par jour de cent bornes, c’est pour ne plus rester à la maison tu comprends, oui, il me tutoyait sans me connaître, tu comprends, ma femme, elle m’emmerde! Elle est chiante, alors comme ça pendant les quatre heures où je roule, je ne l’entends  pas et quand je rentre, la sieste est légitimée, je vais dormir deux heures et ça m'assure six heures de paix dans une journée! Six heures plus huit de nuit, je peux tenir. Ça fait vingt cinq ans qu’elle me pourrit la vie, elle a commencé au tout début,  dès notre rencontre, j'aurais dû me méfier, mais tu sais ce que c'est, on  se pense très fort, on croit qu'on va les changer… etc etc
Tout ça semblait lui faire un bien fou et je me voyais déjà lui demander une petite centaine  d'euros pour la consultation. Chic! Voilà une balade qui pourrait me rapporter gros que je me disais, pendant qu'il se soulageait le cœur.
C’est là qu’il m’a demandé tout à trac: Et toi? Du côté de l’amour? T'en es où?
Ah! Parce que toi, là, tu viens de me parler d’amour? J’ai pensé, mais je ne lui ai rien dit, son quotidien avait l’air d'être assez douloureux comme ça. Je n’ai une vocation ni d’huile, ni de brasier. Sa question m’a laissé sans voix. Comme il m’avait tout déballé de sa vie, je me sentais  un tantinet redevable. Alors, après un temps, des mots me sont venus:
Oh! Moi, du côté de l’amour, c’est un peu compliqué... Ça c’était pour gagner du temps. J’ai continué: mon ambition elle se rétrécit de jour en jour! Mais je ne renonce pas! Je vis seul mais je me verrais bien me mettre à la colle avec une gentille hôtesse de l’air qui aurait encore quelques pays à découvrir. Mais peut-être pas vivre avec elle, je n’en ai plus la force. Ça fait tellement longtemps que ça ne m’est pas arrivé de vivre avec un humain que je ne crois plus en être capable! Je tolère à peine les pies qui jacassent dans le jardin! Je verrais bien une camaraderie amoureuse, voyez? Enfin, tu vois? Comme je me connais, je finirai évidemment par tomber amoureux et je serai, bien sûr très triste le jour où nous nous quitterons, mais bon. J’espère le moins possible. Enfin je veux dire que j’espère être le moins triste possible, le jour où il me faudra dégager du paysage. J’aimerais, si ce n’est pas trop demander qu’elle soit encore jolie, je préfère côtoyer les jolies femmes... Ne me demande pas pourquoi. Je m’y suis habitué, sans doute. J’aimerais quand même qu’elle soit basée à Marignane, pour partir loin, c’est plus proche de la maison et puis en tant qu’hôtesse, elle a accès au parking du personnel. C'est plus pratique et moins cher quand on prend l'avion.
J’aimerais, si ce n’est pas exagérer, qu’elle aime le confort, à mon âge le camping et les hôtels d’arrière cour, merci, autant rester chez soi, les fesses dans son canapé confortable, devant la chaîne Planète… J’ai pas raison? Mais aussi il faudrait qu’elle soit un peu cultivée. Profonde et légère. Qu’elle ne fréquente pas que les magasins de vêtements ou les restaurants mais aussi  les salles de spectacle ou de concerts. Je n'aimerais pas trop qu'elle soit sectaire comme une dingue de free jazz, une cintrée de Chopin, une folle de Cure, merci bien... Et qu'elle ne pratique pas que la lecture des étiquettes ou des menus mais aussi celle de quelques  livres, tu vois?  Je veux bien, quand elle revient de ses longues rotations, oui, parce que j’aimerais qu’elle travaille encore, qu’elle ne soit pas tout le temps chez elle, que je profite du silence de son jardin et de la beauté de son mas… Je lui ferai volontiers un peu de cuisine et lui nettoierai sa piscine pendant ses absences. Je peux même aller jusqu’à l’entretien de ses vignes, l'hiver. Il faudrait juste que je puisse me mettre à mi-temps pour l’avoir... Le temps!  J’accepterais une compensation financière...
Sur ma lancée, j'ai continué...
Je ne la souhaiterais pas fanatique du trekking ou folle de randonnée. Je ne suis pas contre l’idée de marcher un peu de temps en temps, mais pas tous les dimanches, à heures fixes, dans ces clubs comme il y a à tous les coins de rue. Ils se retrouvent à cinquante, équipés pour traverser dix Atacama et vas-y que je cause et que je cause et que je n'en finis pas de causer pendant les deux trois heures de balade... Tout ce bazar pour montrer sa toute dernière gourde, se plaindre de la vie qui est difficile et de ses douleurs dans la nuque... Merci bien! Très peu pour moi! J'aime bien les marches à quelques uns, dans le silence et le partage... Je n’aimerais pas, non plus, qu’elle ait trop d’enfants, pour éviter les repas de famille qui n’en finissent pas. Ni trop de petits enfants parce que là, finis les noëls à l'autre bout du monde… Enfin, tu vois, quoi.
Alors c’est pour ça que tous les dimanches, ou presque, après le marché de L’Isle, je file à Marignane. L'aéroport du coin. Je m’en vais traîner par-là-bas. Pour forcer un peu le destin? J’y arrive en fin de matinée, je tourne et je vire, je regarde un peu les avions décoller au-dessus de l’étang de Berre ou atterrir en venant de la mer, pas loin. Je bois un coup ou deux, je fais les boutiques, surtout celles de parfum. Là, je souris à une ou deux que je trouve jolie et qui achète un flacon pour sa maman, son amant, son frère, enfin qui achète un flacon. Quand vient l’heure de manger je m’attable près des vitres qui donnent une vue sur la piste et je mange en rêvant à des pays  où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds, où l'on passe sa vie à jouer, sans songer à l'école, en pleine liberté, pour rêver . Et puis au soir tombé, je me rentre... Il était atterré...
Ah! Pendant qu'on y est, j'aimerais aussi qu'elle soit douce mais pas gnangnan, sensuelle mais pas délurée, fidèle mais pas collante, légère mais pas écervelée, drôle et profonde, gaie mais pas rigolarde, intelligente mais pas cérébrale... Je n’ai pas encore rencontré la perle, mais ça viendra, je le sais, je le sens. Un jour, moi aussi, je serai du bon côté du manche. Un jour, moi aussi, je ferai le tour de la bagnole pour ouvrir la porte. Un jour, je suivrai le nuage léger d'un parfum délicat. Un jour, une main bienveillante et caresseuse se posera sur ma nuque et y restera, un peu… Attentive.
Voilà où j’en suis mon gars. Rien de très folichon. Tu te fais une idée?
Je vois très bien! Et ça ne me semble pas gagné si tu veux mon avis... Mais dis moi? Pourquoi une hôtesse de l'air?
Oh, ça c'est simple: Elles sont habituées à sourire, elles ont des billets  d'avion gratuits et surtout, surtout, elles savent s'y prendre avec les vieux emmerdeurs!
Il avait les larmes aux yeux. En remontant sur son engin, il m’a juste lâché:
Je ne sais pas lequel des deux est le plus à plaindre!
Moi non plus, j’ai répondu...

En vrai, je le savais, mais je voulais dire comme lui, pour adoucir son retour...



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