04 janvier 2012

Surfin' zen.

Internet peut être une source de joie infinie. Ainsi, en « surfant » l’autre soir, à marée basse, je suis tombé sur un forum éclairé et là, j’ai lu et ri et lu et ri et relu et transcris :
(J’ai presque changé les noms et prénoms, à peine, mais rien du texte, je le jure sur  la touche pomme de mon clavier) :

Pierre Quiroule demandait :  La question de départ serait, en soi, une … bonne question :
Comment peut-on agir dans le non-agir ?

La première réponse à cette question quand même un poil étrange pour un non initié n’a pas tardé, elle a même fusé et puis après, tout s'est accéléré et plus rien n'a été maitrisé :

Annette Stésie: Je pense qu’Etre s’apprend aussi... car il faut déjà le concevoir avant de vivre son non-agir.. 
                                       
Luce Tucru: Par le lâcher-prise en souhaitant, sans rien demander, en aimant, sans rien attendre et en suivant le fil ténu du flot d'énergie qui est exprimé par le coeur... avec un étonnement naïf devant tant de merveille.... l'esprit léger et l'âme en fête...............

                     Paul Nord: La légèreté de l'être...                  
                       
 Paule Ka: Méditez, méditez ..... :°)             

Alain Térieur: Je vous rappelle que si vous évoquez le Non-agir, concept mis en place par Lao Tseu et les philosophes taoïstes il y a deux mille cinq cents ans, il serait bon de s'intéresser au Tao Te King et à la réflexion qui va avec. Vous serez à ce moment à la source du mot Non-agir dans sa fonctionnalité. Très bonne recherche intellectuelle à tous!                
                    
                    Luce Tucru : … Et avec le Samyama de Patanjali dans les Yogas Sutras !                       
                
                Hélène Detrois : Le fondement du "non agir" de Lao Tseu (Wu wei) passe par le cœur, dans la fluidité d'un état d'alignement au Divin conscient suivant la loi de l’harmonie qui nous lie au Tout.....c'est un état d'Êtreté...    
                   
                   Albert Ichon: Le rien faire est toujours faire beaucoup – merci.                
                   
                   Jeanne Baté  : Non agir conscient!                     

                  Orphée Clochette : En s’apprenant...a être soi.

                  Denise Lagune: C'est en vivant par le Soi...      

                  Alex Térieur: Le fait d'Etre amène la Cohérence ou l'Harmonie !   

                  Denise Lagune: Je "préfère" l'harmonie... car elle vit dans l'instantanéité...          
                                       
                  Orphée Clochette : Je pense qu’Etre s’apprend aussi... car il faut déjà le concevoir avant de vivre son non-agir...
Eric Rac: Comment peut on agir dans le non agir ? En cessant d'attendre                               
                 Denis Daigle: Une impulsion ou un sentiment et on oublie ou on se tourne vers le Soi .... etc... (Yoga sutras).

Inutile de vous dire que j’attends les prochains commentaires avec une exquise impatience… En attendant d’attendre je ne vais pas rester, là, bêtement dans le non-agir mou, je vais aller me faire une petite  tartine de caillette d'Ardèche avec un verre de Sancerre rouge…


20 commentaires:

Tilia a dit…

Une qui en connait un rayon dans le non-agir, c'est bien moi ! je suis la reine de la procrastination. Là par exemple, je suis en train de surfer sur les blogs au lieu de rattraper mes quatre mois de retard dans la vérification de mes comptes.

Mon paternel avait pour devise "bien faire et laisser dire". Ma philosophie en ce moment, ce serait plutôt "rien faire et laisser venir"...

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Nous pratiquons également depuis très longtemps et nous eussions presque pu devenir une église... En ce temps-là nous nous appelions "fainéants"...
Ça me fait bien plaisir !

Chri a dit…

@Tilia et Michel Si vous confondez non agir et bullage ou fainéantise ou procrastination je crains de ne rien pouvoir pour vous!!!
C'est l'exact contraire! o:)

Chri a dit…

PS Vous avez besoin d'une sacrée remise à niveau!

Olga Teuse a dit…

Je constate en effet l'abîme de mon incapacité à maitriser le concept de non-agir car sinon je ne serais pas là à taper sur mon clavier. Je suis surprise d'ailleurs qu'aucun des participants n'aient soulevé cette question, mais là je sens que je dérange, je vais me faire jeter de la secte pour non-adhésion.

Merci Chri Zantème pour ce moment de franche rigolade.

Yoga couché a dit…

Je crois que je vais aller rejoindre l'amorce d'église créée par Tilia Ka et Michel Quejaime, celle où les fidèles pratique assidûment la procrastination, la sieste, la fainéantise et la bulle.

Nathalie a dit…

Décidément ma pratique de la conjugaison laisse à désirer ci-dessus. 'aucun participant n'ait soulevé' et 'les fidèles pratiquent' seraient plus adéquats. Je crois que je vais sombrer dans le non-être, à défaut de non-agir...

Solange Gabriel a dit…

... mais franchement, Chri Dejoie, tu ne crois pas que tu files un mauvais coton (bio) si tu te retrouves sur des sites pareils ? L'option tartine de caillette et verre de sancerre rouge me semble plus adaptée à une vie saine.

Chri a dit…

@ Nathalie: En ce moment il vaut peut-être mieux se trouver dans le non être que dans le non avoir...

@So Lange "Le surfeur vrai ne choisit pas sa vague..." LAO Surlamontagne.

Henri Yant a dit…

Attention !
Le fainéant ne procrastine pas.
Le fainéant travaille vite et bien.
Vite pour avoir fini plus tôt.
Bien pour ne pas avoir à y revenir.
Ne surtout pas confondre fainéant (qui veut dire ne rien faire) avec feignant (qui veut dire faire semblant).

Chri a dit…

@Henri Golade: Je suis d'accord! L'humanité a progressé grâce aux fainéants. Un jour un ou deux types ont inventé la roue pour ne plus avoir à porter sur leurs dos.

Anonyme a dit…

De même que le fainéant, faignant de cuisiner, a inventé le faitout.
(et la femme au foyer pour faire les pluches).

Slev

Chri a dit…

@Slev Je croyais que la femme au foyer c'était les anglais. (Impayable)

Christine a dit…

Tout ça me fatigue!
J'vais aller m'coucher.

Chri a dit…

@christine:c'est bien l'effet que ça fait!!!

Lautreje a dit…

Dites, y vous en reste de la caillette d'Ardèche ?

Anonyme a dit…

Je l'jure M'sieur Cri-Danldésert, j'ai tout lu. J'ai tout compris.
mouhahahaha. Je me recouche.
Lou

Chri a dit…

@Lautreje: Nan, yen a pus mais je sais où en trouver de la bonne!
Lou: Vous en avez de la chance. Je n'ai pas tout pigé dans le non compris!

véronique a dit…

vous pouvez répéter la question ?
mais ... curieuse, je l'ai posée à google et voilà entre autre ce qu'il me balance ... c'est vachement claire, mais je doute que vous ayez le courage de lire jusqu'au bout !
en tout cas, je vois Chriscot, que vous ne perdez jamais votre temps !

Le non agir
Si l’on considère que le monde sauvage est un modèle que l’on peut suivre, jusqu’où peut-on aller ?

Masanobu Fukuoka (« la révolution d’un seul brin de paille ») a mis en évidence par son agriculture du « non agir » que l’humain pouvait avoir des pratiques agricoles sans dominer le monde sauvage mais plutôt en en tirant parti. Mais jusqu’où peut-on aller dans le « non agir » ?

En effet, l’extrémité de ce non agir, de cette renonciation, c’est la mort. Jusqu’à quelle limite peut-on modifier et interagir avec le vivant sans lui nuire?

Prenons l'exemple d’un animal qui modifie son environnement :

- Le castor construit et entretient des barrages. Il inonde des zones de façon à créer son terrain de chasse. Ce qui va certes, faire mourir des centaines d’arbres et faire disparaître tout un écosystème local, mais pour le remplacer par un biotope plus riche en vie, plus complexe. Ce qui permet d’augmenter la biodiversité dans son ensemble, d’abreuver la faune locale, de créer des haltes pour la faune migratrice, tout en retenant l’énergie EAU qui est fondamentale pour le développement du « vivant » et la thermorégulation de la terre « Gaïa ».
En coupant les arbres pour faire son barrage, il créera un biotope « clairière » ou « pré forestier » qui, cumulé au biotope « forêt » et « aquatique, augmentera la biodiversité dans son ensemble.

La permaculture n’est pas un autre extrême où l’humain ne devrait manger que des plantes sauvages qui poussent de façon sauvage « sans aucune aide », ce qui causerait à terme la disparition de variétés sélectionnées depuis des millénaires (céréales, légumes, fruits), mais plutôt une symbiose naturelle et consciente où l’on « aide » les plantes que l’on préfère, mais sans les assister trop et surtout, sans « gagner son pain à la sueur du front ».

Ces animaux sauvages mettent en évidence que nous pouvons modifier notre environnement, sans que cela lui soit nuisible, bien au contraire. Un biotope a besoin de l’interaction des animaux, dans la mesure où les modifications apportent un bénéfice à l’ensemble (ou tout au moins, ne le dégrade pas trop)."

Chri a dit…

@Véronique: Hé bien j'ai tout lu! Jusqu'au bout et je ne pensais pas que c'était aussi pointu!
En vrai le non agir c'est un sacré mouvement!

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